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Le Liban demande que l’exploration du gisement de gaz démarre au plus vite

Michel Aoun a rencontré des représentants de TotalEnergies et a demandé que la production commence rapidement afin de rattraper le temps passé sur les négociations

Le président libanais Michel Aoun prononçant un discours sur l'accord sur la frontière maritime avec Israël au palais présidentiel, à Baabda, à l'est de Beyrouth, au Liban, le 13 octobre 2022. (Crédit : Dalati Nohra via AP)
Le président libanais Michel Aoun prononçant un discours sur l'accord sur la frontière maritime avec Israël au palais présidentiel, à Baabda, à l'est de Beyrouth, au Liban, le 13 octobre 2022. (Crédit : Dalati Nohra via AP)

Le président libanais Michel Aoun a exhorté mardi la société énergétique française TotalEnergies à commencer à explorer le gaz naturel dans les eaux méditerranéennes, après que le Liban et Israël ont conclu un accord sous l’égide des États-Unis pour diviser leurs frontières maritimes.

Selon la présidence libanaise, Aoun a déclaré à une délégation de TotalEnergies qu’il souhaitait que le forage commence rapidement dans le « bloc 9 », situé près de la frontière avec Israël et contenant le champ gazier de Cana.

Aoun a demandé que les travaux commencent rapidement afin de rattraper le temps que les négociations indirectes ont pris pour aboutir à un accord, selon un communiqué de son bureau.

Le Premier ministre libanais avait également demandé au groupe français TotalEnergies, en visite au Liban, d’entamer « immédiatement » le forage d’exploration dans ses eaux, après l’annonce par Israël d’un accord entre les deux pays sur la délimitation de leur frontière maritime.

L’accord, dont le Liban espère qu’il contribuera à sortir le pays de sa crise économique dévastatrice, vise à mettre un terme à un différend de longue date sur quelque 860 kilomètres carrés de la mer Méditerranée, couvrant les champs gaziers de Karish et de Cana.

Aoun avait annoncé que le Liban approuvait officiellement l’accord la semaine dernière, tandis que le gouvernement israélien avait voté en faveur des principes de l’accord avant de l’envoyer à la Knesset pour une période d’examen de deux semaines, après quoi le cabinet votera une nouvelle fois pour le ratifier pleinement.

En vertu de l’accord, Israël recevra la reconnaissance de sa frontière marquée par une ligne de bouées à cinq kilomètres de la côte de la ville septentrionale de Rosh Hanikra, qu’il a établie en 2000. Après cela, la frontière israélienne suivra la limite sud de la zone contestée, connue sous le nom de « ligne 23 ».

Le Liban bénéficiera des avantages économiques de la zone située au nord de la « ligne 23 », y compris du champ gazier de Cana, tandis qu’Israël ira de l’avant avec son projet de commencer prochainement la production de gaz dans le champ de Karish.

Le Premier ministre Yair Lapid avait déclaré la semaine dernière que, selon les termes de l’accord, Israël « recevra approximativement 17 % des recettes totales du champ gazier libanais, le champ de Cana-Sidon, si et quand il sera exploité ».

Le Premier ministre avait également affirmé que l’accord « évitera » une guerre potentielle avec le Hezbollah, et a nié les affirmations des figures de l’opposition selon lesquelles l’accord acheminerait de l’argent au groupe terroriste libanais.

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