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Le maire d’Umm al-Fahm démissionne après une erreur de la mairie, et se rétracte

Samir Mahamed dit assumer l'entière responsabilité du message et affirme qu'il "n’aurait pas dû être envoyé" ; la pression de ses partisans le pousse à rester en fonction

Samir Sobhi Mahamid, maire de la ville arabe d'Umm al-Fahm en Israël, dans son bureau, le 4 février 2020. (Crédit : AP Photo/Oded Balilty)
Samir Sobhi Mahamid, maire de la ville arabe d'Umm al-Fahm en Israël, dans son bureau, le 4 février 2020. (Crédit : AP Photo/Oded Balilty)

Le maire d’Umm al-Fahm, Samir Sobhi Mahamed, a brièvement démissionné de son poste dans une annonce éclaire à la télévision en direct jeudi, après avoir été critiqué pour avoir publié un message de condoléances aux deux terroristes partisans de l’État islamique qui ont tué deux agents de la police des frontières lors d’une fusillade à Hadera plus tôt cette semaine.

Deux heures plus tard, Mahamed a fait marche arrière : il ne démissionnera finalement pas et restera à son poste, a-t-il précisé, après que des partisans, entres autres, l’ont pressé de ne pas démissionner.

La polémique a débuté jeudi après-midi, quand la ville a publié un message sur Facebook, signé par Mahamed, pleurant la mort d’Ayman et Ibrahim Ighbariah, cousins ​​​​originaires de cette ville arabe située dans le nord du pays. Les deux hommes ont été tués par la police dimanche après avoir mené une attaque au cours de laquelle ils ont tué deux agents, Yazan Falah et Shirel Aboukrat.

Le message a été supprimé environ une heure plus tard et Mahamed s’est excusé, affirmant que le post avait été publié par un sous-traitant extérieur et qu’il ne l’avait pas validé avant sa publication. Il a condamné les meurtres terroristes immédiatement après qu’ils ont eu lieu.

Mais s’adressant au diffuseur Kan à 20 heures, Mahamed a déclaré qu’il assumerait la responsabilité du message, tout en notant que les messages de condoléances pour les résidents étaient écrits de façon automatique et qu’il ne les vérifiait pas tous.

« Il n’aurait pas dû être envoyé », a-t-il déclaré. « Je comprends tous ceux qui sont en colère. »

« Si je dois démissionner, je démissionnerais », a-t-il déclaré. « Je suis venu ici pour aider la communauté arabe. Si ma démission profite à la communauté, c’est ce que je ferais », a-t-il déclaré.

Interrogé par le journaliste pour savoir s’il démissionnait réellement ou s’il envisageait simplement de démissionner, le maire a répondu : « « Vous savez quoi, c’est ma rédemption. Oui, j’annonce ma démission. Je quitte ce poste avec beaucoup de douleur, parce que je suis venu ici pour contribuer [à la société]. »

Les funérailles de l’agent de la police des frontières Shirel Abukarat, assassinée lors d’un attentat terroriste commis dimanche à Hadera, au cimetière de Netanya, le 28 mars 2022. (Crédit : Shir Torem/Flash90)

Suite à cette annonce, d’autres maires arabes ont rencontré Mahamad dans le but de le convaincre de rester à ses fonctions.

Une source au sein de la municipalité d’Umm al-Fahm a déclaré à la Douzième chaîne que plusieurs ministres du gouvernement avaient également appelé Mahamed, l’exhortant à ne pas démissionner.

À 22 heures, Mahamed a déclaré à la pression que la pression avait fonctionné et qu’il resterait.

« Merci à tous pour le soutien, je ne démissionnerai pas », a-t-il déclaré.

L’annonce de Mahamed avait prise la municipalité de court. « Cela nous a tous surpris », a déclaré le porte-parole de Mahamed à la Douzième chaîne. « La décision a été prise sans consulter personne. »

Un autre porte-parole s’exprimant au nom de la municipalité a déclaré que Mahamed « n’avait rien à voir avec la publication ».

« Nous avons condamné, nous condamnons toujours, le crime commis à Hadera », a déclaré Mahamed à Kan. « Cela ne vient pas de nous, en ce qui nous concerne, un meurtre est un meurtre. »

« Mon agenda et ma vision ont toujours été… la tolérance, l’activisme et le partenariat, et j’ai toujours essayé de mettre en œuvre ces valeurs en collaboration avec la communauté juive, et c’est ce que je continuerai à faire », a-t-il ajouté.

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