Le « monde des Bibas s’est effondré » en voyant que leurs proches ne seront pas libérés samedi
Comprenant que leurs proches ne figuraient pas sur la liste des otages qui seront libérés aujourd'hui, la famille de Shiri, Ariel, bébé Kfir, et Yarden ont publié un communiqué

Les proches de la famille Bibas ont déclaré que leur « monde s’est effondré » en comprenant que leurs proches ne figuraient pas sur la liste des otages devant être libérés samedi.
Le groupe terroriste palestinien du Hamas devaient libérer quatre soldates de surveillance ce samedi. La soldate de surveillance Agam Berger se trouve toujours à Gaza, en plus de deux femmes otages civiles qui figuraient sur la liste initiale des 33 otages devant être libérés au cours de la première phase de l’accord de cessez-le-feu : Arbel Yehud, 29 ans, et Shiri Silberman Bibas, 33 ans.
Les deux fils de Bibas, Ariel et le bébé Kfir, ainsi que son mari Yarden, figurent également sur la liste des 33 personnes à libérer lors de la première phase.
Voici le communiqué de la famille Bibas dans son intégralité :
Déclaration de la famille Bibas
Le 477ᵉ matin,
Une fois de plus, nous n’avons pas trouvé le repos la nuit dernière.
Hier [vendredi], à 16 heures, lorsque la liste des personnes devant être libérées a été publiée, notre monde s’est effondré.
Même si nous étions préparés à cette éventualité, nous avions espéré voir Shiri et les enfants sur la liste qui était censée concerner les femmes civiles.
Le soir, lorsque nous avons regardé les informations, notre douleur, notre lutte et, surtout, la discussion cruciale sur la complexité et la tragédie de leur absence de la liste ont disparu des commentaires des journalistes dans les studios.
Le souci pour leur vie annule-t-il le fait qu’il s’agit de civils en captivité qui doivent être ramenés chez eux ?
La grave préoccupation pour leur vie annule-t-elle le fait que l’État est tenu, dans le cadre de cet accord, de nous fournir des certitudes ?
La grave préoccupation pour la vie de Shiri signifie-t-elle qu’il n’est plus nécessaire d’afficher sa photo en tant que civile kidnappée à Gaza dont le sort reste inconnu ?
La réponse est non.
Merci, chers sympathisants, de ne pas avoir baissé les bras, de continuer à prier, à espérer et à exiger des réponses.
Ce jour sera émouvant et complexe.
Liri, Daniela, Naama et Karina…
Nous attendons de vous voir souriantes, enveloppées d’amour, à la maison avec vos incroyables familles.
Shiri, Yarden, Ariel et Kfir, nous continuerons à espérer et à exiger votre retour.
Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées,
La famille Bibas