Le Monde renouvelle ses excuses après la Une polémique de son magazine
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Le Monde renouvelle ses excuses après la Une polémique de son magazine

"Sa publication était une erreur", a écrit Jérôme Fenoglio dans un éditorial publié en Une de l'édition du journal datée du 1er et 2 janvier

Le président français Emmanuel Macron lors d'une cérémonie nationale d'hommage aux victimes du terrorisme de Paris, le 19 septembre 2018 (Crédit :  / AFP PHOTO / POOL / Ludovic MARIN)
Le président français Emmanuel Macron lors d'une cérémonie nationale d'hommage aux victimes du terrorisme de Paris, le 19 septembre 2018 (Crédit : / AFP PHOTO / POOL / Ludovic MARIN)

Le Monde s’est de nouveau excusé lundi pour le « malaise » créé par la couverture de son magazine hebdomadaire présentant un montage photographique avec Emmanuel Macron, le directeur du journal estimant dans un éditorial lundi que « sa publication était une erreur ».

« Puiser dans le vocabulaire visuel d’un courant esthétique du début du XXe siècle, le constructivisme, qui a imprégné les représentations des dictatures qui l’ont suivi, n’était pas un bon choix, puisque cela exposait à ce risque de confusion. S’inspirer d’un graphiste qui avait déjà utilisé ces codes pour une illustration sur Hitler ne pouvait qu’accroître ce risque », écrit Jérôme Fenoglio dans cet éditorial publié en une de l’édition du Monde datée du 1er et 2 janvier.

« Nous avons manqué de discernement dans la validation de cette couverture qui ne correspondait pas au fond du récit consacré à Emmanuel Macron dans ce numéro », poursuit le directeur dans ce papier intitulé « Notre erreur et notre responsabilité ».

Le journal s’était déjà excusé samedi par la plume de son directeur des rédactions Luc Bronner, après les vives réactions suscitées par cette une sur les réseaux sociaux, notamment parmi les partisans d’Emmanuel Macron.

« Pour un journal, reconnaître ses torts revient à augmenter sa liberté d’informer, et sa crédibilité pour y parvenir », estime Jérôme Fenoglio.

« Cette liberté, nous veillerons aussi à la protéger des pressions qui ont pris de nouvelles formes, depuis l’avènement des réseaux sociaux », poursuit-il.

Déplorant la « mauvaise foi » de certains détracteurs de cette « couverture ratée », il assure que « nous ne cesserons d’opposer notre travail de journalistes, qui dit chaque jour ce que nous sommes : un quotidien, un site et un magazine non partisans, qui cherchent toujours, par des informations inédites, des reportages ou des enquêtes originales, à alerter leurs lecteurs sur les grands mouvements de la planète ou du pays ».

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