« Esthétique nazie » et polémique en Une du M le magazine du Monde
Rechercher
Le Monde" data-image_url="https://static.timesofisrael.com/fr/uploads/2018/10/AP_18291555144233.jpg" data-image_width="5070" data-image_height="3408">

« Esthétique nazie » et polémique en Une du M le magazine du Monde

Des cadres LREM l'accusent d'avoir utilisé un graphisme inspiré de la propagande nazie. Non, il s'agit d'un graphisme calqué sur le "constructivisme russe" répond Le Monde

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse lors d'un sommet européen à Bruxelles, le jeudi 18 octobre 2018. (Crédit : AP / Alastair Grant)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse lors d'un sommet européen à Bruxelles, le jeudi 18 octobre 2018. (Crédit : AP / Alastair Grant)

Sur les réseaux sociaux, la couverture de M le magazine du Monde du 29 décembre a suscité une polémique suffisamment importante pour contraindre Luc Bronner, directeur de la rédaction du quotidien de prendre la plume afin d’expliquer à quelles sources d’inspirations est allée puiser cette Une.

« Les éléments utilisés faisaient référence au graphisme des constructivistes russes au début du XXe siècle, lesquels utilisaient le noir et le rouge, affirme Luc Bronner dans une courte explication publiée sur le site du quotidien. La couverture s’inspire par ailleurs de travaux d’artistes, notamment ceux de Lincoln Agnew, qui a réalisé de nombreux sujets graphiques pour M le magazine du Monde ».

Et Luc Bronner de produire quatre Unes où l’on devine une inspiration graphique similaire : des photos en noir et blanc et de grands à-plats de rouge vif.

En pleine trêve des confiseurs, cette polémique est née après que Richard Ferrand (LREM), président de l’Assemblée nationale, a posté un message sur Twitter mettant côte-à-côte deux images. La Une du magazine, accolée à une image d’Hitler dans le style utilisé par la propagande nazie, un style dont la croix gammée en noir, blanc et rouge est le symbole le plus emblématique.

Le message de Richard Ferrand a été commenté et relayé à des milliers de reprises.

Cependant, il est à noter qu’une partie de la polémique semble s’être également nourrie du fait que Lincoln Agnew, la source d’inspiration citée par Luc Bronner, avait lui-même créé une illustration d’Hitler, reprise dans toute sa construction – calquée même – par la Une de M le magazine du Monde.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...