Le Mossad achemine 400 000 kits de test, le Shin bet géolocalise 500 Israéliens
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Le Mossad achemine 400 000 kits de test, le Shin bet géolocalise 500 Israéliens

Le refus du bureau du Premier ministre de tout commentaire sur la provenance de ces tests, laisse penser qu'il s'agit d'un pays qui n'a pas de relations officielles avec Israël

Des employés du Magen David Adom collectent des échantillons de tests au coronavirus à Tel Aviv, le 20 mars 2020. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Des employés du Magen David Adom collectent des échantillons de tests au coronavirus à Tel Aviv, le 20 mars 2020. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le service de renseignement du Mossad a contribué à l’acheminement de 400 000 kits de test de coronavirus supplémentaires en Israël à partir d’un lieu étranger non divulgué, selon le bureau du Premier ministre.

Le bureau du Premier ministre a refusé jeudi de faire d’autres commentaires sur la question, en particulier sur le ou les pays qui lui ont vendu les composants de test, ce qui a conduit beaucoup de gens à penser qu’il s’agissait d’un pays qui n’a pas de relations officielles avec Israël.

Le service de sécurité Shin Bet a de son côté annoncé que son programme de surveillance de masse controversé a permis jusqu’à présent d’identifier 500 personnes.

Il a indiqué que les 500 personnes identifiées comme ayant été en contact avec des porteurs du coronavirus par le biais du suivi des téléphones portables et d’autres moyens ont été testées et se sont révélées positives pour la maladie. Cela prouve la nécessité de cet effort de traçage, malgré les profondes inquiétudes concernant les violations de la vie privée et le manque de contrôle parlementaire.

« Si on ne les avait pas retrouvés rapidement et mis en quarantaine, ils auraient sûrement infecté sans le savoir beaucoup plus de gens », a expliqué le Shin Bet dans un communiqué.

Au cours des deux dernières semaines, l’agence de sécurité intérieure a travaillé avec le ministère de la Santé pour retracer les mouvements des patients atteints de coronavirus en utilisant les masses de données téléphoniques et de cartes de crédit à sa disposition, qu’elle n’est généralement pas autorisée à utiliser pour des raisons autres que la lutte contre le terrorisme.

Le service de sécurité n’a pas communiqué le nombre total de personnes qu’il a identifiées comme ayant été en contact avec un porteur de coronavirus confirmé, mais seulement les 500 cas d’entre elles qui se sont également révélées positives pour la maladie.

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