Le parlement de l’État de Géorgie passe une loi anti-BDS
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Le parlement de l’État de Géorgie passe une loi anti-BDS

L'État du sud des Etats-Unis devient le sixième au cours de ces derniers mois à avoir adopté une loi visant la signature de contrats publics avec les entreprises boycottant Israël

Illustration. Des panneaux appelant au boycott d'Israël lors d'une manifestation anti-Israël à San Francisco, en avril 2011. (Crédit : CC BY dignidadrebelde, Flickr)
Illustration. Des panneaux appelant au boycott d'Israël lors d'une manifestation anti-Israël à San Francisco, en avril 2011. (Crédit : CC BY dignidadrebelde, Flickr)

WASHINGTON – Le Parlement de l’État Géorgie a adopté jeudi soir une loi visant à dissuader les entreprises de participer à la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël.

Le projet de loi fait de la Géorgie le sixième État au cours de ces derniers mois – avec la Caroline du Sud, l’Illinois, la Floride, l’Arizona et le Colorado – à adopter une mesure anti-BDS par l’entremise de son pouvoir législatif, interdisant la conclusion de contrats publics avec des entreprises engagées dans le boycott de l’Etat juif.

Le Sénateur de l’État de Géorgie, Judson Hill, qui a parrainé le projet de loi, a déclaré dans un communiqué que la loi est « une étape cruciale dans la défense de l’économie de l’État de Géorgie et de sa politique publique », indiquant qu’il souhaitait par là « prendre position contre l’antisémitisme et la discrimination du mouvement BDS ».

Le projet de loi va maintenant être transféré au bureau du gouverneur Nathan Deal, qui doit décider s’il désire ou non signer la loi.

Le projet de loi a été applaudi par les organisations pro-israéliennes, dont l’Israel Alliance Foundation et Israel Project, qui ont fait pression pour l’adoption de la loi.

L’adoption de la loi envoie le message que « discriminer Israël n’est pas un moyen productif pour promouvoir la paix, » a déclaré Jacob Millner, analyste senior spécialisé dans les politiques publiques anti-BDS, au Times of Israel.

En s’engageant à ne pas faire d’affaires avec les entreprises qui boycottent Israël, l’Etat repousse les efforts visant à porter atteinte à l’économie de l’Etat juif et à endommager les relations réciproquement bénéfiques entre les Etats-Unis et Israël, a-t-il dit.

Tactiquement, ces mesures sont conçues pour avoir un « effet prophylactique », selon Joseph Sabag, directeur adjoint de l’Israel Allies Foundation, qui a également fait pression pour que le projet de loi soit adopté.

« Les lois comme celles-ci sont essentiellement conçues pour réguler le processus d’acquisition de l’État d’une manière telle que les entreprises qui souhaitent passer un contrat avec lui doivent certifier qu’elles ne participent pas à la campagne BDS, que nous voyons comme étant une forme de discrimination basée sur l’origine nationale, » a-t-il dit.

« Cela confirme que l’Etat ne veut pas conclure de contrats avec des entreprises portant atteinte à la politique publique de l’État concernant l’interdiction de la discrimination. »

Sabag a également souligné l’intérêt économique de l’Etat à adopter de telles mesures, en citant les relations commerciales de l’État de Géorgie avec Israël.

En 2014, par exemple, la Géorgie a exporté environ 251 millions de dollars de marchandises vers Israël, selon la Chambre de Commerce Etats-Unis-Israël.

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