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Le Premier ministre libanais n’a pas été enlevé, plaisante MBS

En novembre, Saad Hariri avait annoncé sa démission lors d'une allocution télévisée prononcée depuis Ryad, alimentant les spéculations d'enlèvement par le royaume

Le prince héritier Mohammed ben Salmane avec le Premier ministre libanais Saad al-Hariri au forum international sur l'investissement, à Ryad, le 24 ocotobre 2018. (Crédt : FAYEZ NURELDINE / AFP)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane avec le Premier ministre libanais Saad al-Hariri au forum international sur l'investissement, à Ryad, le 24 ocotobre 2018. (Crédt : FAYEZ NURELDINE / AFP)

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est moqué mercredi d’allégations selon lesquelles le Premier ministre libanais Saad Hariri avait été retenu contre son gré dans le pays l’an dernier, disant espérer que sa venue à Ryad ne susciterait pas de nouvelles « rumeurs d’enlèvement ».

M. Hariri « va rester dans le royaume deux jours de plus, donc j’espère qu’il n’y a pas de rumeurs sur son enlèvement », a déclaré le prince devant le forum économique FII à Ryad.

S’esclaffant lui-même, il a serré la main au dirigeant libanais tout sourire, tandis que l’assistance riait de bon coeur.

L’Arabie saoudite est un allié de longue date de M. Hariri, tandis que le rival iranien soutient au Liban le mouvement terroriste chiite Hezbollah.

En novembre, M. Hariri avait annoncé sa démission lors d’une allocution télévisée prononcée depuis Ryad, alimentant les spéculations selon lesquelles il n’aurait pas été libre de ses mouvements.

Après une médiation de la France, il était revenu sur cette démission le mois suivant. L’Arabie saoudite a toujours nié avoir joué un quelconque rôle dans cette affaire.

Emmanuel Macron a rencontré le Premier ministre libanais Saad Hariri au Palais du gouvernement à Beyrouth le 24 janvier 2017. (Crédit : AFP / JOSEPH EID)

M. Hariri a été désigné en mai, après les premières élections législatives libanaises depuis neuf ans, pour entamer un troisième mandat. Mais il n’a pas réussi depuis à former un gouvernement.

Possédant la double nationalité libanaise et saoudienne, il a affirmé son soutien au régime de Ryad, dont l’image a été gravement abîmée par le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi à l’intérieur du consulat saoudien à Istanbul.

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