Le président de la Knesset demande à une douzaine de pays de reconnaître Jérusalem, capitale d’Israël
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Le président de la Knesset demande à une douzaine de pays de reconnaître Jérusalem, capitale d’Israël

Edelstein appelle ses homologues à travers le monde à suivre l’initiative de Trump, mais admet que les chances d’être entendu sont faibles

Le président de la Knesset, Yuli Edelstein (3g) avec sept parlementaires de pays africains lors d'une visite des panneaux solaires installés sur le toit de la Knesset à Jérusalem, le 5 décembre 2017. (Crédit : Issac Harari / Flash90)
Le président de la Knesset, Yuli Edelstein (3g) avec sept parlementaires de pays africains lors d'une visite des panneaux solaires installés sur le toit de la Knesset à Jérusalem, le 5 décembre 2017. (Crédit : Issac Harari / Flash90)

Le porte-parole de la Knesset Yuli Edelstein a écrit à ses homologues de plus de 50 pays, les appelant à suivre l’initiative du président des Etats-Unis Donald Trump et de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

Parallèlement, il a envoyé la lettre à 30 avocats israéliens qui sont en contact avec des parlementaires à travers le monde en leur demandant de les encourager de reconnaître la capitale d’Israël.

Edelstein a tweeté dimanche avoir écrit à des « douzaines » d’avocats à travers le monde, en les « empressant d’œuvrer à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël à travers leurs pays et la communauté internationale. »

Il a ajouté : « J’espère et je crois que plusieurs d’entre eux participeront à cet effort ».

« Jérusalem a été la seule capitale de l’Etat d’Israël depuis son Indépendance il y a près de 70 ans, » a-t-il écrit dans sa lettre.

« Depuis trois mille ans, Jérusalem est la capitale politique et spirituelle du peuple juif » écrit-il. « C’est là que le roi David a établi le siège de sa dynastie et où Salomon a construit le Temple – le centre vers lequel sont dirigées les prières des juifs de Diaspora depuis des siècles ».

Il a aussi rappelé qu’Israël assure la liberté de culte dans tous les sites religieux sous son contrôle.

« Jérusalem est une ville sainte pour les trois religions principales, avec une diversité de population qui reflète sa longue histoire », écrit-il. « Avec ses sites sacrés ouverts à tous les croyants comme aux non-croyants, c’est une ville moderne intimement liée à son passé glorieux ».

Edelstein a précisé que l’annonce du président des Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale, est une magnifique opportunité à suivre pour les autres pays.

« Je vous demande instamment, en tant que porte-parole de vos Parlements, d’œuvrer dans la mesure de vos moyens, et de soutenir cette reconnaissance historique » écrit-il. « De faire adopter la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par vos pays et par la communauté internationale ».

Des responsables du ministère des Affaires étrangères ont indiqué à la Dixième chaîne d’information qu’il s’agissait d’un effort méritoire, mais que les chances que cette lettre ait un réel impact étaient très minces.

Dans un communiqué de la Maison Blanche du 6 décembre dernier, Trump défiait les mises en garde du monde entier et insistait en rappelant qu’après des années d’échecs pour parvenir à la paix, une « nouvelle approche » était indispensable, en expliquant que sa décision de reconnaître Jérusalem en tant que siège du gouvernement israélien était simplement le reflet de la réalité.

Cette décision est soutenue par Netanyahou et par l’ensemble de la classe politique israélienne, excepté les partis arabes regroupés au sein de la Liste arabe unie. Trump a souligné qu’il ne définissait pas les frontières de la souveraineté israélienne sur la ville, et a appelé au respect du status quo sur les Lieux saints de la ville.

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