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Le prince belge compare sa critique à la persécution des Juifs pendant la Shoah

Après le tollé, le membre de la famille royale a fait savoir qu’il ira visiter le mémorial de la Shoah

Prince Laurent de Belgique, en 2007. (Crédit : CC BY-SA 3.0)
Prince Laurent de Belgique, en 2007. (Crédit : CC BY-SA 3.0)

Un membre de la famille royale de Belgique a déclaré dans un entretien publié la semaine dernière que la critique de sa conduite lui rappelle la persécution des Juifs pendant la Shoah.

Le prince Laurent, qui est connu à la fois pour ses remarques provocatrices et les polémiques autour de son utilisation des fonds publics, a fait ce commentaire dans une interview avec Het Nieuwsblad, ce qui lui a valu des critiques de la part des Juifs belges.

Laurent a dit qu’il avait l’impression d’être devenu un « punching ball » seulement « parce que je suis le frère ou le fils d’un roi. Quand ce genre de choses se produit, je pense immédiatement aux Juifs qui étaient exécutés seulement parce qu’ils étaient juifs ».

Le prince – le jeune frère de Philippe, roi des Belges – est la cible de critiques au parlement parce qu’il aurait remis des comptes rendus inexactes sur ses horaires de travail.

L’année dernière, Laurent a vu son indemnité réduite pour avoir participé, sans autorisation, à une cérémonie marquant le 90e anniversaire de l’Armée de Libération du Peuple de Chine – il s’agissait d’un outil de répression que les dirigeants communistes ont utilisé pour tuer des millions d’opposants politiques et d’innombrables autres personnes. La gaffe lui a coûté 10 % de son indemnité annuelle de 359 000 dollars.

A la suite des critiques formulées après sa comparaison, Laurent a déclaré qu’il visiterait le Mémorial de la Shoah Kazerne Dossin à Mechelen en septembre, selon Michael Freilich, le rédacteur de chef du journal Joods Actueel.

En 2016, le Premier ministre belge Charles Michel a interdit au prince toutes négociations non autorisées avec des officiels étrangers de haut rang à la suite d’une série d’excursions non approuvées, y compris en République Démocratique du Congo et en Libye entre 2008 et 2010, où il avait espéré faire des affaires avec l’un des fils à Muammar Khaddafi.

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