Le propriétaire de Bezeq, au cœur d’une enquête pour fraude, interdit de voyager
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Le propriétaire de Bezeq, au cœur d’une enquête pour fraude, interdit de voyager

Shaul Elovitz a dû payer une caution de 5 M de shekels ; le directeur et le directeur financier de YES sont en résidence surveillée

Shaul Elovitz, propriétaire du groupe de communications Bezeq. (Crédit : capture d'écran Calcalist)
Shaul Elovitz, propriétaire du groupe de communications Bezeq. (Crédit : capture d'écran Calcalist)

D’importantes figures de l’industrie des télécommunications en Israël, dont l’actionnaire majoritaire de Bezeq Communications, ont reçu mercredi une ordonnance de la cour leur interdisant de voyager, ce qui les empêche de quitter le pays en pleine enquête pour fraude.

La cour des magistrats de Tel Aviv a prononcé une interdiction de voyage de six mois à l’encontre de Shaul Elovitz, magnat des communications, de Ron Ayalon, directeur de la compagnie de télévision par câble YES, et de Michal Neeman, directeur financier de YES.

Ces restrictions ont été demandées par l’Autorité des titres israélienne (ATI), qui continue à enquêter sur l’importante acquisition par Bezeq, le plus grand opérateur de télécommunication du pays, de parts de YES.

Le jugement a été prononcé après que l’ATI a porté des accusations de fraude, abus de confiance et obstruction à la justice.

Elovitz n’a plus le droit d’entrer dans les bureaux du groupe Eurocom et de Bezeq, et ne peut pas contacter les membres du directoire ou d’autres dirigeants des entreprises avant le 23 juin. Il a dû payer une caution de cinq millions de shekels.

Un tableau des fluctuations du marché à la bourse de Tel Aviv. Illustration. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)
Un tableau des fluctuations du marché à la bourse de Tel Aviv. Illustration. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

Ayalon a été placé en résidence surveillée jusqu’au 23 juin et a payé une caution de 1,5 million de shekels. Neeman, lui aussi en résidence surveillée jusqu’au 23 juin, a dû payer 700 000 dollars de caution.

Les suspects n’étaient pas présents à l’audience, car ils étaient interrogés au siège de l’ATI, a indiqué le Marker.

Elovitz a aussi été interrogé mardi, et les enquêteurs ont perquisitionné les bureaux de Bezeq et ceux de YES.

Au centre de l’enquête, on retrouve l’achat en 2015 de parts de YES par Bezeq à Elovitz pour 680 millions de shekels en liquidités. En tant qu’actionnaire majoritaire de Bezeq, Elovitz pourrait se trouver au cœur d’un conflit d’intérêt.

Dans sa demande, l’ATI a précisé que pendant le déroulement de l’enquête, de nombreuses informations ont soutenu les accusations contre les suspects. D’autres suspects sont également interrogés. L’ATI a souligné qu’il restait beaucoup de travail pour clôturer l’enquête.

La défense d’Elovitz a déclaré dans un communiqué que son client coopérait pleinement avec l’enquête et que « quand les autorités examineront en profondeur les suspicions, elles arriveront à la conclusion certaine qu’Elovitz a agi impeccablement, mais a refusé de s’exprimer sur l’affaire. »

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