Le SPCJ dément avoir demandé la fermeture de la synagogue rue des Rosiers le 1er avril
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Le SPCJ dément avoir demandé la fermeture de la synagogue rue des Rosiers le 1er avril

"Nous n’avons jamais demandé qu’un office soit annulé ou une synagogue fermée, même aux lendemains d’attentats antisémites meurtriers"

Rue des rosiers dans le Marais à Paris (Crédit : Aschaf / Andrea Schaffer/Flickr/CC BY SA 2.0/Wikimedia communs)
Rue des rosiers dans le Marais à Paris (Crédit : Aschaf / Andrea Schaffer/Flickr/CC BY SA 2.0/Wikimedia communs)

« Une manifestation appelant à « la séparation du CRIF et de l’Etat » doit se dérouler à Paris samedi 1er avril prochain à proximité du Centre Pompidou, » explique Francis Kalifat qui a adressé une lettre au préfet de police afin de demander l’interdiction de la manifestation.

Dans le sillage de la rumeur ayant enflammé les réseaux sociaux à propos du cimetière de Pantin, une autre information tronquée a circulé à très grande vitesse sur les même réseaux : le Service de protection de la communauté juive (SPCJ) aurait demandé à la synagogue de la rue des Rosiers de fermer ses portes pour l’office de Shabbat samedi 1er avril à cause du danger représenté par la manifestation du BDS.

Le SPCJ a publié un communiqué afin de rétablir les faits, s’irritant à son tour des rumeurs enflammant les réseaux sociaux juifs comme un feu de paille. « Notre engagement ne se fait pas à coups de déclarations approximatives sur les réseaux sociaux ou de polémiques infondées, il se démontre à tous les instants sur le terrain ».

Voici les explications apportées par le SPCJ :

« Dans notre mission de prévention, nous avons sensibilisé les responsables de 8 synagogues aux abords d’une manifestation annoncée Shabbat prochain pour qu’ils informent leurs fidèles de l’événement qui pourrait se dérouler à proximité ».

« Parmi nos recommandations nous avons proposé – pour ceux qui le souhaitent – de décaler l’office d’une demi-heure. Notre action d’information et de prévention a été parfaitement accueillie et comprise par les rabbins et/ou présidents des offices concernés à une exception. Ce ne sont que des mesures classiques et pertinentes qui permettent aux familles, personnes âgées, femmes enceintes par exemple de ne pas se retrouver dans une zone potentiellement hostile si tel est leur choix. Cela ne handicape en rien le bon déroulé du Shabbat ».

« Le SPCJ oeuvre jour après jour à la libre expression de la vie juive sous toutes ses formes. Pour une vie juive épanouie et en sécurité, nous n’avons jamais demandé qu’un office soit annulé ou une synagogue fermée, même aux lendemains d’attentats antisémites meurtriers […] Notre vision est que la sécurité doit s’adapter à la vie juive et non l’inverse ».

Dans son éditorial pour mettre fin aux rumeurs sur les responsabilités de la destruction de tombes juives à Pantin, Robert Ejnes, directeur exécutif du Crif, avait déjà affirmé :

« Hier après-midi, une autre « affaire » montait en puissance sur les réseaux ; les « institutions communautaires » auraient demandé à la synagogue de la rue des Rosiers de fermer ses portes et de ne pas faire l’office de Chabbat compte tenu de la manifestation prévue samedi après-midi 1er avril à Beaubourg à l’invitation de Euro-Palestine et des soutiens du BDS ».

« Après vérification, rien de tel n’avait été demandé par qui que ce soit, et certainement pas par le SPCJ ».

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