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Le successeur de Mandelblit ne sera pas nommé à temps pour son départ à la retraite

Le procureur aurait déclaré qu'il ne resterait pas en poste "une minute de plus" ; la commission chargée de recommander des candidats nommera un intérimaire à la place

Le procureur général Avichai Mandelblit au ministère de la Justice à Jérusalem le 14 juin 2021. (Olivier Fitoussi/FLASH90)
Le procureur général Avichai Mandelblit au ministère de la Justice à Jérusalem le 14 juin 2021. (Olivier Fitoussi/FLASH90)

La commission chargée de trouver le prochain procureur général d’Israël ne parviendra pas à le faire avant la fin du mandat d’Avichai Mandelblit, qui occupe ce poste depuis six ans, le 1er février 2022.

Lors de la première réunion de la commission dimanche, il est apparu clairement que son travail ne serait pas achevé avant la retraite de Mandelblit, a rapporté la version en hébreu du Times of Israël, Zman Yisrael. Mandelblit a exclu de prolonger son mandat « même pour une minute de plus », selon des sources impliquées dans le dossier.

Le gouvernement nommera plutôt un procureur général intérimaire jusqu’à ce qu’il trouve un candidat permanent.

En raison de l’importance du rôle, la nomination doit généralement être approuvée à l’unanimité par tous les membres de la commission, et le candidat doit avoir les qualifications professionnelles requises.

Le ministre de la Justice Gideon Saar dirige une réunion de faction à la Knesset à Jérusalem, le 22 novembre 2021. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

Une fois que la commission recommande trois candidats au ministre de la Justice Gideon Saar, ce dernier doit choisir un candidat final parmi eux et soumettre la nomination au cabinet pour approbation.

Saar a cherché à scinder le poste de procureur général en deux, une personne servant de conseiller juridique du gouvernement et une autre de procureur général. Lui et d’autres critiques conservateurs ont fait valoir que le double rôle créait un conflit d’intérêts, étant donné que le procureur général est chargé de superviser la poursuite des membres du gouvernement dont il est également chargé de défendre les actions.

Mandelblit a semblé dénoncer fermement la proposition de Saar en octobre comme une menace pour la démocratie.

Les précédentes tentatives de scinder le rôle étaient largement considérées comme motivées par des intérêts politiques ou personnels, puisqu’elles émanaient généralement de gouvernements dont les Premiers ministres de l’époque faisaient l’objet d’une inculpation pénale – notamment Ehud Olmert en 2007-2008 et Benjamin Netanyahu il y a quelques années.

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