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Le syndicat des travailleurs fustige l’accord sur l’arrivée d’ouvriers chinois

Le président de la Histadrout menace de prendre des mesures suite à l'accord, qui, selon lui, contient une clause qui priverait les israéliens d'emplois

Avi Nissenkorn, président de la Histadrout, à Jérusalem, le 7 octobre 2014. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Avi Nissenkorn, président de la Histadrout, à Jérusalem, le 7 octobre 2014. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le président du syndicat Histadrout Avi Nissenkorn a menacé de prendre des mesures contre le gouvernement mercredi, suite à un accord qui autorise les travailleurs chinois dans le secteur du bâtiment à travailler en Israël.

Nissenkorn a adressé des courriers au ministre des Finances Moshe Kahlon, au ministre de la Santé et des Affaires sociales Haim Katz et au ministre de la Construction Yoav Galant, indiquant que l’accord gouvernemental qui autorise les travailleurs chinois en Israël contient une clause qui permettrait l’embauche de travailleurs professionnels dans des postes de spécialistes qui pourraient être occupés par des Israéliens.

En temps normal, un employeur qui souhaite embaucher un travailleur étranger en Israël doit d’abord prouver qu’aucun candidat israélien n’est apte à remplir la mission.

Dans sa lettre, Nissenkorn a prévenu que si cet accord n’était pas abrogé, la Histadrout n’hésitera pas à prendre des mesures, notamment la déclaration d’un conflit de travail, annonciateur d’une grève.

Nissenkorn est opposé à sa rivale la député Shelly Yachimovich à la direction du syndicat. Les élections auront lieu le 23 mai.

L’accord avec le gouvernement chinois signé il y a deux semaines, devrait faire venir 6 000 ouvriers du bâtiment en Israël et 20 000 ouvriers devraient venir par la suite.

Ouvriers chinois pendant la cérémonie d'inauguration des travaux du tramway de Tel Aviv, le 19 février 2017. (Crédit : Flash90)
Ouvriers chinois pendant la cérémonie d’inauguration des travaux du tramway de Tel Aviv, le 19 février 2017. (Crédit : Flash90)

Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’un projet du gouvernement visant à régulariser la pénurie des logements, qui a pour conséquence directe l’augmentation des prix de l’immobilier.

En janvier, le ministre des Finances Moshe Kahlon a déclaré que l’arrivée des travailleurs chinois devrait « dynamiser la résolution de la crise immobilière ».

Le prix de l’immobilier en Israël est en nette augmentation depuis 2008, selon les données de la Banque centrale israélienne, ce qui influe de manière significative sur le coût de la vie et avait déclenché d’importantes manifestations en 2011.

Kahlon, dont le parti avait intégré à son programme une baisse du coût de la vie lors des élections de 2015, a fait l’objet de violentes critiques après qu’un rapport du gouvernement a indiqué que le prix des appartements a grimpé de 8 % en un an.

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