Le Trésor va finalement aider les hôpitaux privés pour faire face à la crise
Rechercher

Le Trésor va finalement aider les hôpitaux privés pour faire face à la crise

Sept grands hôpitaux privés recevront 900 millions de shekels d'aide avant la fin de l'année et un comité va être créé pour superviser le Budget de l'Etat sur l'année en cours

Zeev Rotstein, directeur exécutif du centre médical Hadassah Ein Kerem devant la commission du Travail, des Affaires sociales et de la Santé de la Knesset pour expliquer la crise de son unité d'oncopédiatrie, le 7 mars 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Zeev Rotstein, directeur exécutif du centre médical Hadassah Ein Kerem devant la commission du Travail, des Affaires sociales et de la Santé de la Knesset pour expliquer la crise de son unité d'oncopédiatrie, le 7 mars 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministère des Finances a annoncé mercredi qu’il allait débloquer des fonds pour soutenir sept grands hôpitaux privés, affaiblis économiquement du fait de la pression entraînée par la crise du coronavirus.

La semaine passée, ces hôpitaux ont tiré la sonnette d’alarme, prévenant que si l’Etat ne les aidait pas économiquement, ils seraient obligés de réduire drastiquement leur activité et se contenter de ne s’occuper que des urgences vitales.

Après une réunion au sommet et les négociations mercredi entre le ministre des Finances Yisrael Katz et les représentants des hôpitaux privés concernés (Hôpital Hadassah, Centre hospitalier Shaare Zedek l’Hôpital EMMMS de Nazareth, l’Hôpital Laniado et l’Hôpital français Saint-Louis), l’Etat s’est engagé à fournir une aide de 900 millions de NIS qui devrait s’étendre sur toute l’année 2021 afin d’appuyer leur activité et leur permettre de continuer à pratiquer.

Une autre mesure a été prise à l’issue de cette réunion mercredi, celle de mettre en place un comité dont la mission sera d’émettre des recommandations financières pour l’année 2021, dans un contexte où à cause d’une crise de coalition, l’Etat hébreu ne fut pas doté de budget pour 2020.

Durant la crise, tous les hôpitaux du pays ont été mis à rude épreuve. Le personnel soignant a dû faire face à l’afflux massif de patients COVID tout en devant continuer à assurer les soins réguliers. Les services covid nécessitent davantage de personnel, entraînant souvent de plus longues attentes ainsi qu’une carence dans certains services. Beaucoup d’hôpitaux ont souvent dépassé leur capacité maximale.

Le président Reuven Rivlin lors d’une réunion avec des hôteliers, des hommes d’affaires et des résidents à Eilat, le 6 juin 2020. (Mark Neyman/GPO)

La semaine dernière, le président Reuven Rivlin avait pressé le gouvernement de s’occuper de la situation inquiétante des hôpitaux privés.

« Nous ne devons pas laisser nos hôpitaux privés s’effondrer » a-t-il déclaré avec urgence. « Nous ne devons pas laisser le coronavirus les détruire. Nous devons trouver une solution à ce déficit budgétaire. Il faut à la fois trouver des solutions budgétaires au niveau des infrastructures qui doivent être prises rapidement ».

Décrivant les hôpitaux privés comme des « orphelins », le directeur d’Haddassah Zeev Rotchtein a dit à Rivlin que l’Etat traite avec « ingratitude les hôpitaux privés » et qu’ils se retrouvent de fait sans « parents ».

« Quand nous nous retrouvons dans des situations de difficultés économiques du fait de la crise sanitaire, nous sommes obligés de ‘quémander’ de l’aide au gouvernement alors que les hôpitaux publics, eux, reçoivent des aides publiques », a déploré Rotstein. « C’est absurde ».

« Nous luttons pour notre survie », a affirmé le directeur de Shaare Zedek, Ofer Marin. « Actuellement nous sommes en train de nous effondrer car nous devons gérer les flux de patients réguliers et ceux touchés par la Covid. Nous sommes sept hôpitaux dont le budget s’épuise tous les mois. Nous ne pouvons plus payer les fournisseurs, nous n’avons plus de fonds suffisants pour payer les salaires. Désormais, notre avenir est entre les mains du ministère des Finances ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...