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L’économie palestinienne face à de « sombres » perspectives, dit la Banque mondiale

Le bailleur de fonds mondial affirme que les restrictions israéliennes sont un des principaux obstacles à la croissance et au développement du secteur privé en Cisjordanie et à Gaza.

Un Palestinien compte des piles de billets de banque à un comptoir de change dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 5 octobre 2021. (Crédit :ABBAS MOMANI / AFP)
Un Palestinien compte des piles de billets de banque à un comptoir de change dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 5 octobre 2021. (Crédit :ABBAS MOMANI / AFP)

La Banque mondiale a alerté mardi sur les « sombres » perspectives économiques dans les Territoires palestiniens en 2023, liées notamment aux tensions israélo-palestiniennes et malgré des réformes entreprises par l’Autorité palestinienne.

En dépit d’une reprise en 2022, du fait d’une hausse de la consommation après l’assouplissement des restrictions liées à la pandémie de coronavirus, l’économie palestinienne demeure « fragile », indique la Banque mondiale dans un nouveau rapport.

« Les sources exogènes de risque, notamment dans le secteur des prix de l’alimentation et de l’énergie, signifient que les perspectives générales de l’économie restent sombres », a déclaré Stefan Emblad, directeur de la Banque mondiale pour la Cisjordanie et la bande de Gaza.

« Les tensions accrues dans les Territoires palestiniens et les répercussions de l’invasion russe en Ukraine continuent de poser des risques importants de ralentissement », a-t-il ajouté.

Notant une amélioration des revenus fiscaux en 2022, il a invité l’Autorité palestinienne à poursuivre ses réformes « pour augmenter les recettes, renforcer la gestion de la dette et améliorer la viabilité fiscale », appelant les donateurs à la soutenir et Israël à coopérer.

Israël a annexé une partie de la Cisjordanie depuis 1967 et impose un blocus sur Gaza depuis la prise de contrôle du terroristes islamiste Hamas en 2007.

Les restrictions israéliennes « demeurent parmi les obstacles les plus importants à la stabilité, à la croissance et au développement du secteur privé », d’après la Banque mondiale. « Si elles ne sont pas levées, l’économie palestinienne devrait continuer à fonctionner bien en-dessous de son potentiel ».

Israël maintient que le blocus et les restrictions sont nécessaires pour empêcher le Hamas, le groupe terroriste qui contrôle Gaza et qui vise à la destruction de l’état juif, d’obtenir des armes qui pourraient être utilisées pour mener des attaques contre Israël.

Israël retient régulièrement les recettes fiscales de l’Autorité palestinienne basée en Cisjordanie, affirmant que c’est en réponse aux subventions versées par Ramallah aux familles des Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes ou tués par les forces israéliennes, y compris ceux qui ont commis ou planifié des attaques contre des Israéliens – des allocations qui, selon Jérusalem, constituent une incitation directe à commettre des attaques terroristes.

En vertu des accords de paix antérieurs, Israël perçoit des taxes et des droits de douane pour le compte de l’Autorité palestinienne.

En janvier, le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a déclaré qu’Israël retiendrait environ 40 millions de dollars de recettes en réponse aux pressions exercées avec succès par l’Autorité palestinienne pour obtenir un vote de l’Assemblée générale des Nations unies renvoyant le contrôle d’Israël sur la Cisjordanie devant la Cour internationale de justice.

Certains observateurs avaient exprimé des craintes de changements radicaux de la politique israélienne en Cisjordanie sous le nouveau gouvernement intransigeant du Premier ministre Benjamin Netanyahu, formé fin décembre.

Le rapport de la Banque mondiale prévient que « les décisions du gouvernement israélien nouvellement élu de doubler les déductions mensuelles des revenus de dédouanement… pourraient signaler une tendance décourageante à l’avenir ».

Selon la Banque mondiale, le taux de chômage en Cisjordanie est de 13,1% et de 45,3% à Gaza.

Dans un autre rapport publié mardi, l’ONU appelle également Israël à mettre un terme à ses restrictions « afin de promouvoir la croissance économique et renforcer la gouvernance et la santé fiscale de l’Autorité palestinienne ».

Tor Wennesland, envoyé de l’ONU pour la paix au Moyen-Orient, a averti dans ce rapport que sans un « changement stratégique » immédiat, il pourrait y avoir un « grave renversement du projet de construction de l’État palestinien ».

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