L’Egypte « préoccupée » par le projet de loi israélien sur les avant-postes
Rechercher

L’Egypte « préoccupée » par le projet de loi israélien sur les avant-postes

Selon le ministère égyptien des Affaires étrangères, ce projet réduit "les chances de réussite de la solution à deux états"

Une famille dans les rues de l'avant-poste juif d'Amona, en Cisjordanie, le 28 juillet 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Une famille dans les rues de l'avant-poste juif d'Amona, en Cisjordanie, le 28 juillet 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

L’Egypte s’est dite « profondément préoccupée » mardi par un projet de loi validé deux jours auparavant par le gouvernement israélien, ouvrant la voie à la légalisation d’avant-postes en Cisjordanie.

Le texte, qui prévoit une légalisation des avant-postes construits sur des terrains privées palestiniens en Cisjordanie, a été adopté par la commission des lois mais doit être encore voté en trois lectures par la Knesset.

Aux yeux de la communauté internationale, toutes les implantations quels que soient leurs statuts juridiques du point de vue israélien, sont illégales.

Il existe parmi elles une centaine d’avant-postes « sauvages », c’est-à-dire n’ayant pas obtenu toutes les autorisations nécessaires des autorités israéliennes, et qui sont jugés illégaux par Israël.

« La poursuite de la colonisation israélienne, qui s’est accélérée de manière constante et systématique, et l’adoption de mesures pour la légaliser, réduisent les chances de réussite de la solution à deux états », indique le ministère égyptien des Affaires étrangères dans un communiqué.

La solution à deux états, israélien et palestinien vivant côte-à-côte dans la paix et la sécurité, a servi pendant des années de base à des négociations sur un règlement du conflit israélo-palestinien.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi s'exprime devant la 71e Assemblée générale des Nations unies; à New York, le 20 septembre 2016. (Crédit : John Moore/Getty Images/AFP)
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi s’exprime devant la 71e Assemblée générale des Nations unies; à New York, le 20 septembre 2016. (Crédit : John Moore/Getty Images/AFP)

L’Egypte estime également que cette politique « compromet les efforts pour une reprise du processus de paix », alors que par le passé, le président Abdel Fattah al-Sissi avait souligné à plusieurs reprises la nécessité de « briser l’impasse » entre Palestiniens et Israéliens.

L’Egypte a maintes fois joué un rôle de médiateur dans le conflit israélo-palestinien, après être devenu en 1979 le premier pays arabe, et l’un des deux seuls à ce jour avec la Jordanie, à avoir signé un accord de paix avec Israël.

Les relations entre les deux pays restent toutefois un sujet sensible dans l’opinion publique et les médias égyptiens.

En mai, le président Sissi s’était dit prêt à aider à relancer le processus de paix entre Palestiniens et Israéliens, au point mort depuis avril 2014.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...