L’élu lituanien qui a accusé les Juifs de la Shoah quitte sa commission
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L’élu lituanien qui a accusé les Juifs de la Shoah quitte sa commission

Lors de son discours au Parlement le 27 janvier dernier, Valdas Rakutis a déclaré que "les responsables de la Shoah ne manquaient pas parmi les Juifs eux-mêmes"

Valdas Rakutis entre dans le bâtiment du Seimas à Vilnius, en Lituanie, le 24 novembre 2020. (Wikimedia Commons/Sofija Vytautaitė)
Valdas Rakutis entre dans le bâtiment du Seimas à Vilnius, en Lituanie, le 24 novembre 2020. (Wikimedia Commons/Sofija Vytautaitė)

JTA — Le parlementaire lituanien qui avait suggéré que les Juifs avaient leur part de responsabilité dans la Shoah a démissionné de son poste de président de la commission sur la mémoire historique.

Valdas Rakutis a été critiqué, notamment par l’ambassadeur américain, après son discours au Parlement à l’occasion de la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste.

Rakutis a parlé de son désir de « réduire les tensions entre son pays et l’étranger » en annonçant sa démission samedi. Il a également déclaré qu’il n’avait pas eu l’intention d’accuser les victimes juives du génocide nazi.

« Les responsables de la Shoah ne manquaient pas parmi les Juifs eux-mêmes, en particulier dans les structures d’autogestion des ghettos », a déclaré Rakutis dans son discours, qui a eu lieu lors de la Journée internationale de commémoration de la Shoah. « Nous devons nommer ces personnes à haute voix et faire en sorte que des gens comme eux ne reviennent pas. »

Efraim Zuroff, directeur des affaires de l’Europe de l’Est au Centre Simon Wiesenthal, qui avait critiqué le discours de Valdas, a déclaré qu’il n’était pas convaincu que la décision de Rakutis de démissionner de son poste de président de la commission était l’expression d’un regret.

Le discours de Rakutis « comprenait tous les éléments du discours politique officiel en Lituanie », a dit Zuroff. Les historiens lituaniens ont été accusés de blanchir et d’excuser la complicité de leur pays pendant la Shoah. « Mais le fait que cela ait eu lieu pendant la journée internationale de commémoration de la Shoah, au Parlement, et qu’il y ait eu un tollé international à ce sujet, ont fait en sorte qu’il était impossible pour Rakutis de rester à la tête de la commission. »

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