L’envoyé américain invite des chefs d’implantations à la fête de l’Indépendance – une première
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L’envoyé américain invite des chefs d’implantations à la fête de l’Indépendance – une première

En rupture avec la tradition, David Friedman invite les chefs des conseils de Yesha et de Samarie, ainsi que des maires d'implantations à sa résidence d'Herzliya

David Friedman, le conseiller de Donald Trump sur Israël, aux informations de la Dixième chaîne, le 14 septembre 2016 (Crédit : Capture d'écran Dixième chaîne)
David Friedman, le conseiller de Donald Trump sur Israël, aux informations de la Dixième chaîne, le 14 septembre 2016 (Crédit : Capture d'écran Dixième chaîne)

L’ambassadeur américain David Friedman a invité une importante délégation de dirigeants d’implantations israéliennes à une réception donnée à l’occasion de la Fête de l’Indépendance américaine dans sa résidence officielle d’Herzliya, soulignant ainsi l’adoption par la nouvelle administration américaine du mouvement de construction en Cisjordanie.

Parmi les invités à l’événement annuel ce lundi soir, Avi Roeh, chef du conseil des implantations de Yesha; Yossi Dagan, chef du Conseil régional de Samarie; les maires des implantations d’Ariel, de Maaleh Adoumim et d’Efrat; et certaines personnalités publiques du mouvement des implantations, selon la Dixième chaîne d’information.

Sont attendus également le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président Reuven Rivlin, qui devraient faire des déclarations, ainsi que d’autres hauts responsables israéliens.

Friedman devrait également s’exprimer au cours de l’événement.

Les festivités doivent se dérouler à la résidence de l’ambassadeur à Herzliya, au nord de Tel Aviv, un jour avant que les Américains ne célèbrent la fête aux États-Unis.

Beaucoup de personnalités du mouvement des implantations ont également été invités à l’investiture de Donald Trump à Washington en janvier, ce qui a été considéré comme un changement de politique par le nouveau président.

Dans les administrations précédentes, les dirigeants des implantations n’étaient généralement pas invités à des événements au consulat des États-Unis à Jérusalem, qui est responsable de la Cisjordanie.

Cela reflète la politique des États-Unis selon laquelle la Cisjordanie ne faisait pas partie d’Israël. La guerre a éclaté après que l’Egypte, la Syrie et la Jordanie se sont mobilisés pour attaquer l’Etat juif.

Danny Dayan, ancien chef du conseil de Yesha, était inscrit plus d’une fois sur la liste d’invités de l’ambassadeur de Barack Obama en Israël, Dan Shapiro, mais c’était parce que les deux hommes étaient des amis.

Friedman, un avocat qui a représenté le président américain Donald Trump avant qu’il ne soit élu, est considéré comme largement favorable aux implantations, puisqu’il a présidé l’organisation américaine « Les Amis de Beit El », une implantation juive située en Cisjordanie près de Ramallah.

Friedman, qui s’est montré plutôt réservé jusqu’ici a fait dans ses premières déclarations publiques la semaine dernière des commentaires sur l’unité du peuple juif plutôt que sur la politique américaine, ou même les efforts de paix israélo-palestiniens.

Cependant, il reste un personnage clé dans les efforts visant à négocier de nouveaux accords de paix.

En mai, Friedman a ainsi déclaré au journal Israel Hayom que la position de Trump concernant les implantations était «remarquablement différente» d’Obama.

« Il n’est pas venu dire que les implantations constituaient un obstacle à la paix; Il n’a pas appelé à un gel des colonies; Il a travaillé pour que les Israéliens aient une compréhension commune de la façon dont ils pourraient procéder », a-t-il déclaré.

Les implantations dans les territoires disputés ont longtemps été l’une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien, les Palestiniens et une grande partie de la communauté internationale affirmant que leur expansion menaçait la continuité territoriale d’un futur Etat palestinien.

Lors d’une rencontre avec Netanyahu à la Maison Blanche au mois de février, rappelons que Trump aurait néanmoins déclaré : « J’aimerais que vous ralentissiez le développement des implantations. » Et à Israël Hayom, auquel il aurait accordé un entretien en février dernier il aurait également précisé « qu’il ne croyait pas que les implantations aident le processus de paix et ne considérait pas celles-ci comme « une bonne chose pour la paix ».

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