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L’envoyé palestinien à l’ONU rend hommage à Khader Adnan, mort en prison en Israël

Selon Riyad Mansour, ce membre du Jihad islamique, décédé des suites d'une grève de la faim, était "héroïque" ; des officiels des Nations unies réclament une enquête sur sa mort

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

Des Palestiniens de Gaza City tiennent le portrait de Khader Adnan, membre du groupe du Jihad islamique palestinien mort dans une prison israélienne des suites d'une grève de la faim de 86 jours, le 2 mai 2023. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)
Des Palestiniens de Gaza City tiennent le portrait de Khader Adnan, membre du groupe du Jihad islamique palestinien mort dans une prison israélienne des suites d'une grève de la faim de 86 jours, le 2 mai 2023. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

NEW YORK — L’ambassadeur palestinien aux Nations unies a déclaré devant un panel de l’organisation, mercredi, que le terroriste membre du Jihad islamique qui est décédé des suites d’une grève de la faim dans une prison israélienne était un « détenu héroïque ».

S’exprimant lors d’une rencontre consacrée aux droits palestiniens, Riyad Mansour a accusé les autorités israéliennes de ne pas avoir soigné de manière appropriée Khader Adnan, vingt-quatre heures après la découverte de son corps sans vie dans une cellule après. L’homme avait lancé une grève de la faim 86 jours auparavant. Ce décès a donné le coup d’envoi à une flambée de violences entre Israël et les groupes terroristes de la bande de Gaza.

« Nous sommes heureux de voir que le secrétaire-général et les Nations Unies se sont alarmés du sort réservé à Adnan Khader, ce prisonnier héroïque qui a perdu la vie après 44 années d’existence », a dit Mansour.

« Je crois que l’ONU cherche à lancer une sorte d’enquête crédible pour découvrir pourquoi il a ainsi pu perdre la vie à cause d’une négligence des autorités d’occupation israéliennes, à cause de négligences dans sa prise en charge médicale et en l’absence d’une prise en compte des besoins des prisonniers », a-t-il ajouté.

Adnan avait refusé d’être soigné, a fait savoir le service pénitentiaire israélien. Le groupe Physicians for Human Rights a indiqué qu’il avait eu l’occasion d’examiner Adnan peu avant sa mort, avertissant les autorités israéliennes qu’il était dans un état critique, mais que ces mises en garde étaient tombées « dans l’oreille d’un sourd ».

Adnan était accusé d’être porte-parole du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien, dont il était aussi un cadre. Le Jihad islamique palestinien est soutenu par l’Iran et il est inscrit sur la liste des organisations terroristes aux États-Unis, au sein de l’Union européenne, en Israël et dans d’autres pays.

Si Adnan avait été accusé de terrorisme et qu’il était dans l’attente de son procès, Mansour a déclaré, de manière mensongère, qu’il était détenu dans le cadre d’une détention administrative, une pratique controversée où des individus mis en cause pour terrorisme sont incarcérés sans mise en examen préalable.

« Il y a eu un assaut massif mené contre nos prisonniers », a dit Mansour. « Il faisait partie des centaines de prisonniers ayant passé une très longue période de temps en détention administrative ».

Adnan avait été emprisonné sous le régime de la détention administrative dans le passé et sa grève de la faim, commencée en 2015 alors qu’il était détenu, avait attiré l’attention du monde entier sur cette pratique utilisée en Israël.

Mansour a aussi condamné les frappes aériennes menées mercredi par Israël contre les terroristes de Gaza en réponse aux dizaines de roquettes lancées la veille en direction du territoire de l’État juif depuis l’enclave côtière, sans mentionner ces dernières.

Du feu et de la fumée au-dessus de Gaza City alors qu’Israël mène un raid aérien dans la bande, dans la matinée du 2 février 2023. (Crédit : MOHAMMED ABED / AFP)

« Hier, notre peuple, dans la bande de Gaza, a connu une nuit d’enfer avec l’agression de l’armée et des avions de chasse israéliens », a-t-il noté pendant une réunion de la Commission des Nations unies sur les droits des Palestiniens au siège de l’ONU, à New York.

Mansour a remercié l’Égypte pour avoir tenu un rôle de médiateur entre les deux parties, sans mentionner le Qatar, qui se serait impliqué dans ces pourparlers aux côtés de l’ONU.

Un porte-parole des Nations unies a indiqué mercredi que le coordinateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient, Tor Wennesland, s’était activement engagé « auprès de toutes les parties concernées et notamment auprès de l’Autorité palestinienne ».

Deux rapporteurs spéciaux de l’ONU – des enquêteurs qui interviennent de manière indépendante pour l’organisation – ont aussi fait le lien entre la mort d’Adnan et la pratique de la détention administrative dans un communiqué qui a qualifié les politiques israéliennes de « cruelles » et « inhumaines », mercredi.

Francesca Albanese, rapporteur spécial pour les droits dans les territoires palestiniens et qui a été accusée d’antisémitisme dans le passé, et Tlaleng Mofokeng, expert des Nations unies sur la santé physique et mentale, ont réclamé une enquête sur la mort d’Adnan.

Le communiqué des rapporteurs spéciaux a aussi indiqué que les autorités israéliennes avaient refusé de donner des soins médicaux à Adnan, sans mentionner le fait que, selon Israël, il avait refusé tout traitement.

Le communiqué a aussi accusé Israël de mettre en œuvre des politiques « coloniales » avec pour objectif de « contrôler et de soumettre » les Palestiniens, et il a accusé Israël de crimes de guerre. Il n’a pas précisé qu’Adnan appartenait au Jihad islamique et il n’a pas mentionné les roquettes palestiniennes qui ont été tirées en direction de l’État juif en réponse à sa mort.

Les rapporteurs spéciaux, aux Nations unies, sont supposés faire preuve d’impartialité mais Albanese a justifié de manière répétée les violences contre les Israéliens, elle a fait des déclarations sympathisant avec les groupes terroristes et elle a nié le droit d’Israël à l’auto-défense.

Les membres juifs du congrès, les groupes juifs et les officiels israéliens ont appelé de manière répétée à son limogeage.

Les Nations unies doivent marquer leur première cérémonie officielle de commémoration de la « Nakba » au siège de l’ONU à New York, à la fin du mois. La « Nakba » est le mot arabe pour « catastrophe » et il est utilisé par les Palestiniens pour commémorer les déplacements et les expropriations subis par leurs aïeux pendant le création d’Israël et pendant la guerre de l’Indépendance, de 1947 à 1949.

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