« Léon Blum, haï et adoré »
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« Léon Blum, haï et adoré »

Pour les 80 ans de la victoire du Front Populaire aux élections législatives de 1936, un documentaire sera diffusé ce soir à 23h sur France 3

Congrès socialiste : discours de Léon Blum en 1932 (Crédit : domaine public)
Congrès socialiste : discours de Léon Blum en 1932 (Crédit : domaine public)

Pour les 80 ans de la victoire du Front Populaire aux élections législatives de 1936, un documentaire diffusé jeudi soir à 23h sur France 3, réalisé par Julia Bracher et Hugo Hayao, retrace le parcours intellectuel et politique de Léon Blum, qui devint Président du Conseil et le représentant de la coalition du Front populaire.

« Léon Blum, haï et adoré », c’est sous ces deux aspects que les réalisateurs ont décidé d’aborder cette figure emblématique de l’entre-deux-guerres.

A travers ce documentaire, l’histoire de la France du début du siècle dernier est disséquée, abordant les deux guerres mondiales, la politique française et l’antisémitisme qui plane depuis l’affaire Dreyfus.

Avant les élections législatives de 1936, Léon Blum sera la victime inlassable des attaques de Charles Maurras, leader de l’Action Française, qui déclara, « il faut tuer Léon Blum… Mais il faut le tuer, pas de face, mais de dos, comme un traître, un animal… ».

A partir de juin 1936, Léon Blum devient Président du Conseil. Cette période, courte, est cependant synonyme des plus grandes avancées sociales que la France ait jamais connu avec la mise en place des congés payés et de la semaine de travail de 40 heures.

Le 10 juillet 1940, Léon Blum refuse de voter les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain bien que la quasi-totalité des élus votent pour. Cet antisémitisme, dont il avait été déjà victime, éclate au grand jour pendant le régime de Vichy.

En septembre 1940, il est arrêté par la police.

A l’issue de son procès, il est condamné à la prison à perpétuité.

En 1943, Léon Blum est livré à la gestapo et déporté dans un camp à côté de Buchenwald où les conditions sont relativement moins dures que dans les autres camps de concentration. Il s’enfuira du camp avec sa nouvelle femme.

A la fin de la guerre, Charles de Gaulle demandera à Léon Blum de rejoindre le gouvernement, ce qu’il refusera.

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