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Une ONG israélienne va ouvrir un dispensaire pour 10 000 enfants dans un camp de Gaza

Prévu pour le 1ᵉʳ septembre dans le camp d'al-Mawasi, cet établissement proposera des vaccinations, des consultations, des services de rééducation pour les enfants en situation de handicap, et des services éducatifs axés sur la lutte contre la haine

Un enseignant faisant cours à des enfants du Gaza Children’s Village (GCV), dans le camp d'al-Mawasi. (Crédit : Autorisation)
Un enseignant faisant cours à des enfants du Gaza Children’s Village (GCV), dans le camp d'al-Mawasi. (Crédit : Autorisation)

L’organisation humanitaire israélienne NATAN Worldwide Disaster Relief a annoncé mardi l’ouverture d’un nouveau dispensaire médical qu’elle soutiendra au sein de la Mega Academy du Gaza Children’s Village (GCV). Ce projet humanitaire a pour objectif d’offrir aux enfants gazaouis une alimentation, des soins de santé et un accompagnement tenant compte des traumatismes subis, ainsi qu’une éducation dispensée selon un programme scolaire exempt de messages haineux.

Le dispensaire, dont l’ouverture est prévue le 1ᵉʳ septembre dans le camp d’al-Mawasi, où des centaines de milliers de Gazaouis déplacés vivent sous des tentes dans des conditions de surpeuplement et d’insalubrité, sera géré par des infirmières et des médecins du GCV. NATAN apportera, quant à elle, un soutien en télémédecine.

Il proposera des dépistages préventifs, des soins pédiatriques de premier recours, y compris des vaccinations, des consultations de spécialistes et un accompagnement dédié à la rééducation des enfants en situation de handicap, et pourra accueillir jusqu’à 10 000 enfants.

Ce projet est dirigé par Alice Miller, PDG de NATAN, ingénieure aérospatiale et ancienne officière de l’armée de l’air israélienne. Miller est connue dans tout le pays pour son procès historique devant la Cour suprême en 1995, qui a ouvert les portes de l’armée de l’air aux femmes pilotes de chasse. Cette décision a ouvert la voie aux soldates de combat d’aujourd’hui et a fait d’elle une personnalité de premier plan.

« Chaque enfant mérite d’avoir accès à des soins médicaux de base, quel que soit son lieu de naissance ou sa situation », a déclaré Miller.

« Ce dispensaire répond directement à un besoin que nous avons constaté de nos propres yeux au Village d’enfants de Gaza. »

Alice Miller, pionnière des femmes israéliennes dans les rôles de combat, PDG de Natan Worldwide Disaster Relief. (Crédit : Autorisation)

Miller a expliqué au site d’information Ynet que la majeure partie du travail de l’organisation à Gaza était menée « à distance » en raison des restrictions imposées par Israël aux activités humanitaires dans l’enclave.

Le Dr. David Hasan, neurochirurgien et scientifique, fondateur du GCV, collabore également à ce projet.

« Ces enfants ont besoin d’un lieu où se réunir et apprendre, d’un repas pour ne pas rester le ventre vide, et de soins physiques pour leurs corps soumis à des conditions humanitaires extrêmes », a déclaré Hasan.

« Ce dispensaire nous apporte cette dernière pièce du puzzle : les soins physiques dont ils ont besoin. »

NATAN, qui tire son nom du défunt humanitaire et militant pour la paix israélien Abie Nathan, déploie depuis plus de deux décennies de petites équipes de professionnels bénévoles de la médecine et des secours d’urgence pour venir en aide aux communautés dont les systèmes locaux sont submergés par les crises.

En novembre 2025, NATAN a lancé une initiative visant à fournir des produits d’hygiène féminine aux femmes et aux jeunes filles de Gaza qui n’y avaient pas accès en raison des déplacements et d’autres difficultés causées par l’offensive militaire israélienne, lancée en réponse au pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.

Selon le site web de NATAN, l’organisation compte plus de 1 700 bénévoles, parmi lesquels des médecins, des infirmières, des dentistes, des psychologues, des travailleurs sociaux et des professionnels des secours d’urgence, et intervient dans plus de 20 pays.

L’accent mis par le projet sur un programme scolaire exempt de haine intervient alors que les supports pédagogiques utilisés à Gaza font depuis longtemps l’objet de critiques, car ils promeuvent l’antisémitisme, glorifient la violence et nient la légitimité d’Israël.

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