Les autorités chinoises s’en prennent à la communauté juive de Kaifeng
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Les autorités chinoises s’en prennent à la communauté juive de Kaifeng

Un centre d'études au service des 1 000 juifs de Kaifeng a été fermé par les autorités et des événements publics ont été annulés

Des membres de la communauté juive chinoise de Kaifeng le premier soir de Hanoukka,  6 décembre 2015. (Crédit : Shavei Israel)
Des membres de la communauté juive chinoise de Kaifeng le premier soir de Hanoukka, 6 décembre 2015. (Crédit : Shavei Israel)

Pendant ces derniers mois, les autorités chinoises ont progressivement fermé les quelques organisations juives dans la ville de Kafeing, et les quelques centaines de personnes ayant clamé un héritage juif ont été forcées de célébrer, apprendre, et prier en privé.

La Chine communiste a autorisé 5 religions d’état : bouddhisme, catholicisme, islam, protestantisme et taoïsme. Cependant, depuis les années 1980, le judaïsme était toléré de manière officieuse.

Pour une raison obscure, cette tolérance a été révoquée selon un reportage Paru Samedi dans le New York Times.

En avril dernier, 50 personnes de la communauté juive de Kaifeng se sont réunies pour célébrer la Pâques juive, et en décembre une douzaine se sont rassemblées pour célébrer la fête de Hanoukka en allumant le traditionnel candélabre.

Maintenant le centre d’études à été fermé, et toute trace d’Histoire juive dans la ville a été retirée, et les organisations internationales juives ont été étouffées, et un ancien puits, qui passe pour être le dernier vestige d’une synagogue, a été enterré sous la pierre.

« Les descendants juifs de Kaifeng, sont le lien vivant entre la Chine et le peuple juif, » a dit en décembre Michael Freund, président de Shavei Israel, qui cherche à renforcer les liens des descendants de juifs dans toutes les communautés.

Après des siècles d’assimilation, un nombre croissant des juifs de Kaifeng cherchent à renforcer leur lien avec leurs racines et vivre leur identité juive.

Ce problème surgit à un moment ou Israël et la Chine renforcent leur liens économiques et politiques.
Les deux pays ont récemment signé un accord de visa, encourageant les voyages. Et la semaine dernière, un représentant officiel chinois à même été envoyé auprès de l’ancien président israélien Shimon Peres qui est hospitalisé à la suite d’une attaque, afin de transmettre l’amitié et le soutien des Chinois à sa famille.

Les universitaires pensent que cette communauté de Kaifeng fût fondée au 8e ou 9e siècle par des marchands juifs irakiens ou perses, le long de la route de la Soie.

A son pic, durant la dynastie Ming, entre les 14 et 17e siècle, la communauté était forte de 5 000 personnes, de rabbins, d’une synagogue, d’école, ainsi que d’un cimetière.

Avec le temps, mariages mixtes, et conversions au catholicisme et à l’islam ont fragilisé la communauté et vers 1950, le groupe originel avait quasiment disparu, même si dans le même temps une partie des descendants de famille juives, identifiables par leurs noms, obtenus après un âge avancé, conservèrent quelques coutumes de l’identité juive.

Aujourd’hui, la communauté est estimée à 1 000 personnes, identifiables comme descendants juifs, et quelques centaines sont connues pour jouer un rôle actif dans la communauté.

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