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Les citoyens non-Juifs et non-Arabes intègrent une nouvelle catégorie statistique

Ce changement affectera plus de 400 000 Israéliens, avec en majorité des russophones non-définis comme Juifs et des chrétiens non-Arabes qui relevaient de la catégorie "Autres"

Un homme habillé en Père Noël avec un sapin de Noël, porte de Jaffa, devant la Vieille Ville de Jérusalem, en décembre 2008. Illustration. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)
Un homme habillé en Père Noël avec un sapin de Noël, porte de Jaffa, devant la Vieille Ville de Jérusalem, en décembre 2008. Illustration. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)

Des changements qui vont être initiés par le Bureau du recensement israélien signifient que les citoyens ne vont plus seulement être classés comme Juifs ou Arabes, mais que tous les non-Juifs qui ne sont pas Arabes seront comptés dans une nouvelle rubrique intitulée « population juive étendue ».

Avec ce changement, le Bureau central des statistiques (CBS) va éliminer la catégorie distincte « Autres » dans les publications officielles sur la démographie, après une demande soumise par un ministre de Yesh Atid qui s’inquiétait de ce que ce mot puisse rebuter les personnes qui en relevaient.

Cette catégorie de « population juive étendue » comprendra tous les citoyens qui ne sont ni Arabes, ni Juifs, conformément à la loi religieuse juive. Le CBS a indiqué qu’il allait aussi faire entrer les personnes qui ne sont culturellement ni Juives, ni Arabes, dans la catégorie « population juive étendue ».

Ce qui signifie que les musulmans non-arabes de la communauté circassienne israélienne seront intégrés dans la catégorie « population juive étendue » comme c’est le cas également de ceux qui appartiennent à d’autres dénominations qui obtiennent la citoyenneté en épousant des Israéliens ou sous les termes de la loi du Droit au retour, qui élargit la citoyenneté à tous ceux qui ont au moins un grand-parent Juif.

Elazar Stern (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Les personnes relevant jusqu’à présent de la catégorie « Autres » représentent jusqu’à 4,6 % de la population israélienne.

Cette nouvelle désignation est de pure forme et elle n’affecte pas les classifications du ministère de l’Intérieur, qui restent inchangées.

Ce changement est survenu suite à un appel du ministre des Renseignements, Elazar Stern, au directeur-général et statisticien en chef du Bureau, le professeur Danny Pepperman.

Stern avait soumis cette requête après avoir vu un rapport du CBS, avant la nouvelle année juive, qui catégorisait les populations en tant que population juive, population arabe et « Autres ».

Il avait affirmé qu’Israël avait pour objectif de convertir les non-Juifs immigrés dans le pays et estimé que les placer dans la catégorie « Autres » les rebuterait. Un porte-parole n’a pas commenté ces propos.

Finalement, au mois de décembre, la commission de conseil du Bureau central des statistiques s’est réunie et elle a accepté la proposition de Stern.

A la fin de l’année 2020, 415 147 Israéliens étaient catégorisés « Autres ».

Pour 91,4 % d’entre eux, aucune religion n’est inscrite dans le registre de la population. Les 8,6 % qui restent sont inscrits comme chrétiens.

Selon les données du registre de la population, 60,4 % du groupe ont droit à la citoyenneté sous les dispositions du Droit au retour ; la majorité des autres a immigré au sein de l’État juif dans le cadre du regroupement familial.

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