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Les divisions en Israël encouragent les terroristes, avertit le chef du Shin Bet

Ronen Bar affirme que pour les ennemis de l’État la résilience nationale s'estompe et que les profondes divisions au sein de la société constituent le plus grand défi d’Israël

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le chef du Shin Bet, Ronen Bar, s'exprime lors de la conférence annuelle Institute for Counter-Terrorism (ICT) à l'Université Reichman à Herzliya, le 11 septembre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Le chef du Shin Bet, Ronen Bar, s'exprime lors de la conférence annuelle Institute for Counter-Terrorism (ICT) à l'Université Reichman à Herzliya, le 11 septembre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le chef du Shin Bet, Ronen Bar, a déclaré dimanche que l’agence de sécurité intérieure avait identifié l’instabilité politique et les discordes internes en Israël comme éléments principaux ayant encouragé des groupes et des individus appartenant à des cellules terroristes à commettre des attentats.

« D’après les rapports que nous avons lus, les interrogatoires de terroristes que nous avons menés, et grâce à notre vieille connaissance de nos adversaires, où qu’ils se trouvent, nous pouvons dire aujourd’hui sans l’ombre d’un doute que l’instabilité politique, les dissensions internes croissantes… constituent un encouragement à l’axe du mal, aux organisations terroristes et aux attaquants individuels », a déclaré Bar lors d’une conférence à l’Université Reichman de Herzliya.

Il a déclaré que le « profond clivage qui se développe au sein de la société israélienne » est le défi « le plus complexe » auquel elle est confrontée.

« Le sentiment dominant chez nos adversaires est que notre avantage historique, notre résilience nationale, s’estompe », a averti M. Bar.

« Cette idée devrait nous troubler plus que tout autre chose. Dans cette affaire, le Shin Bet ne peut que mettre en garde, il ne peut certainement pas y faire face », a-t-il déclaré. « Elle est entre les mains de chacun d’entre nous ».

L’année dernière, l’ancien chef du Shin Bet, Nadav Argaman, avait mis l’accent sur la montée de l’incitation à la haine et des discours haineux sur les réseaux sociaux, alors que le Premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahu, était sur le point d’être évincé après 12 ans de règne.

L’ancien Premier ministre Naftali Bennet et ses collègues du parti Yamina avaient fait l’objet d’attaques intenses pour leur décision de rejoindre le « gouvernement du changement ».

En fin de compte, le gouvernement s’est effondré principalement en raison de la pression exercée sur les législateurs de Yamina pour qu’ils passent au bloc pro-Netanyahu, envoyant Israël à son cinquième scrutin depuis 2019, qui se tiendra le 1er novembre.

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