Les élus haredim boycottent une commission de la Knesset présidée par un réformé
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Les élus haredim boycottent une commission de la Knesset présidée par un réformé

Les partis ultra-orthodoxes refusent d'être représentés à la Commission de la Constitution, des Lois et de la Justice, pour protester contre l'affiliation religieuse de Gilad Kariv

Le rabbin Gilad Kariv lors d'une réunion du Parti travailliste à Tel Aviv, le 24 mars 2021, au lendemain des élections pour la 24e Knesset. (Tomer Neuberg / Flash90)
Le rabbin Gilad Kariv lors d'une réunion du Parti travailliste à Tel Aviv, le 24 mars 2021, au lendemain des élections pour la 24e Knesset. (Tomer Neuberg / Flash90)

Le plénum de la Knesset a approuvé lundi la formation de la commission parlementaire de la Constitution, du Droit et de la Justice, qui sera présidée par le député travailliste Gilad Kariv. 60 députés ont soutenu la motion et 52 s’y sont opposés.

Kariv est le premier rabbin réformé à siéger au Parlement israélien, ce qui a suscité de vives critiques de la part des députés ultra-orthodoxes de l’opposition. Les dirigeants haredim ont déclaré qu’ils boycotteraient la nouvelle commission – un groupe puissant chargé de reformuler et de faire passer des lois clés – et qu’ils n’y enverraient pas de représentants.

« Nous ne pouvons pas prendre part à une telle injustice », a déclaré Uri Maklev, du parti Yahadout HaTorah. « Le président désigné représente le mouvement réformé, qui tente de détruire le peuple juif avec des intentions malveillantes. »

Les partis ultra-orthodoxes ont promis à plusieurs reprises d’éviter Kariv, qui a été élu au Parlement en mars.

En février, avant les élections à la Knesset, des représentants de Shas, de Yahadout Hatorah et du Parti sioniste religieux ont déclaré à Zman Israël, la version en hébreu du Times of Israël, que Kariv observait une religion déformée qui cherchait à détruire les fondements du judaïsme. Ils ont déclaré que la coopération avec Kariv, qui est le directeur du Mouvement réformé israélien, était interdite et que tout contact avec lui était dangereux.

À l’époque, Kariv a déclaré qu’il était conscient que certains législateurs de la Knesset refuseraient de travailler avec lui.

Le leader de Yahadout HaTorah, Moshe Gafni, à gauche, le dirigeant du Shas Aryeh Deri et le député de Yahadout HaTorah, Yaakov Litzman, lors d’une conférence de presse à la Knesset, le 8 juin 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Je crois que la plupart des Israéliens de toutes les communautés et de tous les cercles sont intéressés par une réalité différente – une réalité inclusive et tolérante », a-t-il déclaré.

« Je n’ai pas l’intention de boycotter les autres », a-t-il ajouté.

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