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Les États-Unis cherchent à obtenir le soutien du CCG pour un bouclier antimissile

Les responsables US à Ryad tentent de convaincre leurs alliés du Moyen-Orient de coopérer pour un projet de défense régionale, soulignant le succès face à Téhéran le mois dernier

Illustration : Le 40e sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Riyad, en Arabie Saoudite, le 10 décembre 2019. (Amr Nabil/AP)
Illustration : Le 40e sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Riyad, en Arabie Saoudite, le 10 décembre 2019. (Amr Nabil/AP)

Les États-Unis espèrent que les réunions sur la défense qui se tiendront mercredi à Ryad permettront de faire avancer un objectif de longue date, à savoir la construction d’un bouclier antimissile régional, renforcé par la défense efficace d’Israël face aux salves de missiles et de drones iraniens lancés le mois dernier, selon des responsables américains.

Il n’est toutefois pas certain que les alliés du Golfe soient aussi confiants dans la volonté des États-Unis de se précipiter à leur défense, ni que ces alliés soient prêts à prendre les mesures nécessaires pour intégrer véritablement leurs défenses dans une région qui a longtemps fait profil bas, selon d’anciens fonctionnaires et experts américains.

La réunion de ce 22 mai à Ryad entre les États-Unis et le Conseil de coopération du Golfe (CCG) dirigé par l’Arabie saoudite intervient un peu plus d’un mois après la mobilisation des États-Unis, de la Grande-Bretagne et d’autres alliés qui avaient aidé Israël à détruire les centaines de missiles et de drones lancés sur Israël, pour la plupart, depuis l’intérieur de l’Iran.

Cette réunion se tient par ailleurs dans un contexte marqué par des mois d’attaques de missiles et de drones menées par les Houthis du Yémen contre le trafic maritime commercial dans la mer Rouge. De nombreux projectiles ont été interceptés par des navires de guerre américains et britanniques, démontrant ainsi la puissance des défenses aériennes occidentales.

Un haut responsable de la défense américaine, qui a parlé à Reuters sous le couvert de l’anonymat, a indiqué que les alliés du Golfe reconnaissaient que la défense réussie d’Israël était le résultat d’années d’intégration de la défense entre les partenaires d’Israël.

« Les alliés américains du Golfe sont parfaitement conscients du fait que l’efficacité de la défense contre ce barrage très important et de haut niveau de l’Iran n’est pas seulement due aux capacités individuelles des pays – Israël, les États-Unis, le Royaume-Uni – mais au fait qu’il y a un degré élevé d’intégration entre ces pays », a déclaré le responsable.

Le Dôme du rocher sur le mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem, avec la lumière des missiles intercepteurs dans l’obscurité de la nuit après des tirs de missiles balistiques de l’Iran, le 14 avril 224. (Capture d’écran X; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Réticence à partager

La dernière réunion du CCG s’est tenue en février 2023. Il n’est pas certain que cette prochaine réunion aboutisse à un quelconque accord.

Les autorités américaines savent depuis longtemps que de nombreux pays du Moyen-Orient sont réticents à partager directement entre eux des informations sensibles en matière de défense, en particulier des données radar, car cela pourrait révéler des vulnérabilités.

Dana Stroul, qui était jusqu’à la fin de l’année dernière la plus haute conseillère du Pentagone pour le Moyen-Orient, a expliqué que les États du Golfe devraient prendre une décision politique concernant le partage de renseignements régionaux et l’investissement dans des communications sécurisées.

Mais il existe également des « doutes persistants sur la volonté de l’Amérique de contribuer à la défense de partenaires autres qu’Israël », a indiqué Stroul.

« Washington devrait faire comprendre à ces partenaires qu’ils pourront compter sur le même niveau de soutien en matière de défense si l’Iran les attaquait directement », a expliqué Stroul, qui est aujourd’hui directrice de recherche à l’Institut de Washington chargé du Proche-Orient.

L’attaque de l’Iran qui a lancé plus de 500 missiles balistiques, missiles de croisière et drones le 14 avril était sans précédent, et seuls quelques-uns des projectiles ont réussi à atteindre Israël, causant des dommages mineurs à une base aérienne et blessant gravement une fillette de 7 ans par la chute d’éclats d’obus.

Ces frappes, qui constituaient la première attaque directe de l’Iran contre Israël, sont intervenues dans un contexte de tensions régionales croissantes liées à la guerre entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza, qui dure depuis sept mois.

Lors d’une visite à Amman en avril, le secrétaire d’État américain Antony Blinken avait évoqué les réunions du groupe de travail États-Unis-CCG en appelant à un renforcement de la défense antimissile régionale.

« Cette attaque souligne la menace aiguë et croissante de l’Iran, mais aussi l’impératif de coopérer à une défense intégrée », avait affirmé Blinken.

La délégation américaine comprendra des responsables de l’État-Major des armées, de l’Agence de défense antimissile, du Commandement central des États-Unis, du Commandement central des forces navales américaines, des Forces aériennes centrales et de l’Agence de coopération en matière de sécurité de défense.

La délégation américaine comprendra des responsables de l’État-major des armées, de l’agence de défense antimissile, du CENTCOM, du Commandement central des Forces navales américaines, des Forces aériennes centrales et de l’Agence de coopération en matière de sécurité.

Tous les membres du CCG – qui comprennent l’Arabie saoudite, le Koweït, Oman, le Bahreïn, le Qatar et les Émirats arabesis – enverront des délégations. Israël n’enverra pas de participant, a déclaré un responsable militaire américain sous couvert d’anonymat.

Stroul a fait observer que les alliés du Golfe continuaient d’acheter des systèmes militaires auprès d’un ensemble de fournisseurs des États-Unis, d’Europe, de Chine et d’autres pays. Cette situation les a mis en porte-à-faux avec les États-Unis, qui les ont avertis qu’ils ne pouvaient pas intégrer les systèmes russes ou chinois à l’équipement américain pour la défense aérienne et antimissile intégrée (IAMD).

Par conséquent, si les armées du CCG veulent adopter l’IAMD, elles devront s’engager à « acheter américain » ou à acheter des systèmes auprès d’autres sources fiables », a indiqué Stroul.

Le haut responsable de la défense américaine, qui a parlé à Reuters sous le couvert de l’anonymat, a ajouté que les réunions entre les Etats-Unis et le CCG devraient permettre aux pays de « surmonter certains de leurs doutes, et de leur méfiance, et d’apprécier la valeur » de la défense antimissile intégrée.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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