Les femmes pourront désormais devenir rabbin de la Knesset
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Les femmes pourront désormais devenir rabbin de la Knesset

Un groupe progressiste a convaincu le conseiller juridique de la Knesset de modifier des appels à candidature discriminatoires dans leur exigence d'une ordination orthodoxe

Des femmes juives orthodoxes assistent à un cours "Mashgiach" au Emunah Seminary College pour les études des femmes juives à Jérusalem le 18 avril 2013 (Crédit : Miriam Alster / FLASH90)
Des femmes juives orthodoxes assistent à un cours "Mashgiach" au Emunah Seminary College pour les études des femmes juives à Jérusalem le 18 avril 2013 (Crédit : Miriam Alster / FLASH90)

Les femmes ont été invitées à se porter candidates au poste de rabbin de la Knesset pour la toute première fois après que le conseiller juridique de l’institution a cédé à une plainte qui affirmait qu’un appel à candidatures initial pour le poste était discriminatoire.

Un nouvel appel à candidature a été lancé, a fait savoir le Centre d’action religieuse israélien (IRAC), qui avait déposé une requête devant la Knesset.

L’appel publié il y a quelques mois pour trouver un remplaçant au rabbin actuel, qui prend sa retraite, stipulait que les candidats devaient présenter un certificat d’ordination obtenu auprès du grand rabbinat.

Toutefois, ce dernier, qui est orthodoxe, interdit aux femmes de devenir rabbins.

L’IRAC — la branche publique et juridique du mouvement pour le judaïsme progressiste en Israël – avait alors déposé une plainte auprès du directeur général et du conseiller juridique de la Knesset.

En réponse, la Knesset a retiré cet appel et en a émis un nouveau, exigeant un niveau licence obtenu auprès d’une institution universitaire et un certificat du grand rabbinat, autorisant le candidat à travailler à un poste de superviseur en casheroute.

En pratique, une grande partie du travail de rabbin à la Knesset est lié à l’application des règles alimentaires juives dans les restaurants et les cafétérias.

Des femmes juives orthodoxes assistent à un cours « Mashgiach » au Emunah Seminary College pour les études des femmes juives à Jérusalem le 18 avril 2013 (Crédit : Miriam Alster / FLASH90)

Le feu vert donné aux femmes pour remplir le rôle de superviseur en casheroute avait suivi une plainte déposée à la cour suprême par le groupe Emunah, qui rassemble des femmes orthodoxes.

L’année suivante, alors que le tribunal n’avait pas encore statué sur ce dossier, Emunah avait lancé une session de cours de six mois consacrée à la supervision casher à destination des femmes, qui avait couvert les sujets inclus dans l’examen du grand rabbinat, depuis la supervision des cuisiniers non-juifs aux lois de l’abattage rituel, ou shechitah.

Fin 2013, le conseil du grand rabbinat avait voté pour autoriser des femmes à être superviseuses et depuis, des centaines de femmes se sont formées dans ce domaine.

L’avocat de l’IRAC Riki Shapira Rosenberg a déclaré que le nouvel appel à candidature au poste de rabbin de la Knesset représente « une percée qui augure l’ouverture de postes rabbiniques et halakhiques supplémentaires aux femmes ».

Les femmes sont d’ores et déjà reconnues comme des autorités dans certains secteurs particuliers de la loi juive, avec parmi elles des avocates qui plaident des cas devant les tribunaux religieux israéliens et des conseillères informelles dans les secteurs de la santé et de la sexualité féminines, notamment au sujet des lois juives sur la pureté familiale.

JTA a contribué à cet article.

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