Les kibboutzim injectent 30 M de $ dans les start-ups locales
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Les kibboutzim injectent 30 M de $ dans les start-ups locales

Ces investissements s'inscrivent dans une tentative d'intégrer les coopératives à la scène technologique d'Israël en plein essor

La Galilée, vue de la forteresse des Croisés, au Kibboutz Yehiam (Crédit: Jessica Steinberg/Times of Israel)
La Galilée, vue de la forteresse des Croisés, au Kibboutz Yehiam (Crédit: Jessica Steinberg/Times of Israel)

Les kibboutzim d’Israël, ces coopératives créées au début du 20e siècle, et traditionnellement consacrées à l’agriculture, ont renforcé leur investissement dans les start-ups locales de 45 %, a déclaré l’Association Kibbutz.

Les investissements dans les start-ups israéliennes ont grimpé à 110 millions de shekels en 2018, sur un total de 34 accords. Ces investissements ont été réalisés à travers le fonds Hamashtela, consacré à l’essor de technologie et de l’innovation dans les kibboutzim, a déclaré l’association dans un communiqué.

Les entreprises manufacturières des kibbboutzim investissent également d’importantes sommes pour importer l’innovation dans leurs usines, indique le communiqué. Les ventes des entreprises du kibboutz sont évaluées à 45 millions de dollars et emploient plus de 30 000 personnes, membres des kibboutzim et travailleurs externes, précise le communiqué

S’auto-proclamant première entreprise de start-up, les kibboutzim ont jeté leur dévolu sur les nouvelles technologies. En plus de l’agriculture et de l’industrie, ces dernières années ont été consacrées au développement du troisième « pilier », celui de la technologie, pour doper l’économie.

Après avoir joué un rôle clé dans la création du pays, les kibboutzim ont sombré dans le malaise social et économique lors de la crise financière qui a ébranlé le pays dans les années 1980. Désillusionnés par l’apparent échec du ce modèle de coopérative, de nombreux jeunes les ont désertés pour les villes, mettant en péril l’ensemble de l’entreprise des kibboutzim.

Mais ils ont fait leur come-back en s’éloignant de leurs racines socialistes, en créant des entreprises industrielles, en adhérant au salariat et en privatisant certaines sections, ce qui a permis à certains membres du kibboutz de s’en émanciper et à certains non-membres d’y travailler.

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