Les médiateurs reprendront jeudi les négociations sur le désarmement du Hamas – diplomates
Les alternatives qui permettraient d’entamer la reconstruction dans les zones de Gaza encore sous contrôle israélien devraient être discutées en Égypte
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Les médiateurs de Gaza devraient tenter de relancer jeudi les négociations sur le désarmement du groupe terroriste palestinien du Hamas en Égypte, ont indiqué lundi au Times of Israel deux diplomates arabes impliqués dans le processus.
Les pourparlers sont au point mort, le Hamas refusant d’accepter la proposition de désarmement du Conseil de Paix, arguant qu’Israël devrait d’abord respecter les termes de la première phase. Les deux parties s’accusent mutuellement de violations répétées, notamment des frappes israéliennes en cours et le refus du Hamas de se désarmer.
Si le Conseil de Paix dirigé par les États-Unis, chargé de superviser la gestion d’après-guerre de Gaza, n’a pas complètement abandonné l’espoir que les pourparlers avec le Hamas aboutissent après des mois de peu de progrès, le groupe d’experts envisage de plus en plus des alternatives au plan en vingt points du président américain Donald Trump visant à mettre fin à la guerre à Gaza, ont déclaré les deux diplomates.
Les alternatives les plus en vue sont celles qui permettraient d’entamer la reconstruction dans les zones de Gaza encore sous contrôle israélien.
Ces zones devaient représenter environ 53 % de la bande de Gaza, mais le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré la semaine dernière qu’il avait ordonné à ses troupes d’étendre cette zone à 70 %, confinant ainsi quelque 2 millions de Gazaouis, vivant pour la plupart sous des tentes, dans ce qu’il reste de l’enclave ravagée par la guerre.
L’idée de cette proposition était d’encourager les Gazaouis à quitter les zones contrôlées par le Hamas en leur offrant des logements temporaires. On ignore toutefois s’ils accepteront de vivre sous occupation israélienne et si le Hamas tentera de les en empêcher.
Ce modèle avait auparavant été écarté par l’administration Trump, car il avait suscité des résistances de la part de pays donateurs potentiels, qui craignaient qu’il ne conduise à une division permanente de la bande de Gaza. Mais comme le Hamas ne semble pas du tout prêt à faire de concessions dans les négociations sur le désarmement, des idées autrefois écartées ont été remises sur le tapis, a expliqué l’un des diplomates arabes.
Une autre question qui continue de retarder les négociations est celle des élections à la tête du Hamas, un processus opaque en cours depuis plus d’un mois. Le Hamas a fait valoir qu’aucune décision finale sur le désarmement ne pouvait être prise avant la désignation d’un nouveau dirigeant du groupe terroriste, semblant utiliser une de ses méthodes pour faire traîner les négociations.
La course est considérée comme un duel serré entre Khalil al-Hayya, plus proche de Gaza, et Khaled Meshaal, plus proche du Qatar. Tous deux sont des partisans de la ligne dure, mais Meshaal est perçu comme disposé à prendre des mesures plus pragmatiques pour préserver le Hamas en tant qu’entité politique à long-terme, tandis que Hayya souhaite que le Hamas reste une force dominante à Gaza, plutôt que d’entrer dans une période de dormance pendant que le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), de nature technocratique, prend en charge les affaires civiles dans la bande de Gaza.
Le NCAG n’est pas encore entré à Gaza depuis sa création en janvier, le Conseil de Paix préférant d’abord régler la question du désarmement.
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