Les Palestiniens devraient recevoir leurs premiers vaccins d’ici deux semaines
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Les Palestiniens devraient recevoir leurs premiers vaccins d’ici deux semaines

Selon le ministère de la Santé palestinien, l'expédition initiale contiendra 100 000 vaccins réservé au personnel médical, aux groupes à risque et aux forces de sécurité

Des équipes médicales palestiniennes à l'hôpital de la ville de Dura, en Cisjordanie, près d'Hébron, dans le service coronavirus, le 9 juillet 2020. (Crédit : Wisam Hashlamoun / FLASH90)
Des équipes médicales palestiniennes à l'hôpital de la ville de Dura, en Cisjordanie, près d'Hébron, dans le service coronavirus, le 9 juillet 2020. (Crédit : Wisam Hashlamoun / FLASH90)

Les Palestiniens recevront leurs premières doses de vaccin contre le coronavirus d’ici deux semaines, a déclaré un porte-parole du ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne.

Selon le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne, l’expédition initiale contiendra 100 000 vaccins réservé au personnel médical, aux groupes à risque et aux forces de sécurité palestiniennes. Le ministère de la Santé n’a pas précisé le vaccin de quel laboratoire arrivera. Ramallah n’a encore annoncé aucun accord officiel avec des pays ou des sociétés fabricantes d’un vaccin, bien que de hauts responsables de la santé aient déclaré que l’Autorité palestinienne négociait avec la Russie, la Chine et la société pharmaceutique AstraZeneca, entre autres.

« Le meilleur vaccin est celui qui atteindra la Palestine le plus rapidement », a déclaré le porte-parole du ministère de la Santé, le Dr Kamal al-Shakhra.

Début décembre, la cheffe de la diplomatie espagnole, Arancha Gonzalez Laya, en voyage en Israël et dans les Territoires palestiniens, avait émis l’idée de fournir aux Palestiniens des vaccins achetés par l’Espagne et dédié à des contextes « humanitaires ».

« Nous ferons tout ce que nous pouvons, en coordination avec l’ONU, pour faciliter son accès aux personnes les plus vulnérables », avait lui déclaré Sven Kühn von Burgsdorff, représentant de l’Union européenne pour les Territoires palestiniens.

Le chef de la diplomatie israélienne Gabi Ashkenazi avait indiqué qu’Israël « n’écartait pas » l’idée d’offrir le vaccin aux Palestiniens « dès lors que les premiers répondants et le personnel médical et d’autres » seront vaccinés côté israélien.

La ministre de la Santé de l’AP avait elle indiqué au début du mois que le vaccin de Pfizer n’était pas envisageable sur le territoire en raison de ses besoins de stockage, et que la vaccination dépendra surtout de l’ONU.

Les doses de Pfizer doivent être conservées à -70°C et être utilisées dans les cinq jours après leur sortie de la chambre froide. Le vaccin AstraZeneca – candidat préféré des pays plus pauvres à travers le monde et l’un des vaccins que les Palestiniens sont les plus susceptibles d’obtenir – peut être conservé à des températures normales de réfrigération.

« Le vaccin Pfizer nécessite des facteurs logistiques, comme la congélation dans un espace entre -75 et -80 degrés. Nous n’avons qu’un seul congélateur comme celui-ci en Palestine pour le stockage. Et il ne contiendra pas de grandes quantités. Nous aurions également besoin de congélateurs plus petits pour déplacer les doses entre les différentes provinces. Ce n’est pas possible pour nous, donc nous avons écarté cette option », avait déclaré Mai al-Kaila.

Les forces de sécurité palestiniennes gardent l’entrée de la ville de Naplouse en Cisjordanie le 23 mars 2020, dans le cadre des mesures visant à contenir le coronavirus. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)

Pour s’assurer que l’Autorité palestinienne reçoive sa part de vaccins contre le coronavirus, l’Autorité palestinienne a déposé une demande dans le cadre de l’initiative Covax, un programme soutenu par l’ONU qui espère fournir gratuitement jusqu’à 20 % des vaccins contre le coronavirus dans les pays pauvres.

La distribution par Covax pourrait prendre du temps, car les vaccins seront livrés de façon proportionnelle aux 92 entités participant au programme à mesure que les produits seront disponibles. Chaque pays recevra des expéditions par tranches : d’abord 3 % des vaccins, à inoculer aux premiers intervenants, suivis d’étapes supplémentaires à mesure que tous les pays progressent ensemble vers la limite de 20 %.

Il n’y aura plus de livraisons gratuites après l’inoculation d’un cinquième de la population. Les pays pourront acheter des doses supplémentaires subventionnées dans le cadre du programme, en fonction du nombre de doses disponibles.

Selon al-Kaila, les intervenants médicaux auront un accès prioritaire au vaccin, suivis des membres des services de sécurité palestiniens et des citoyens considérés comme à risque.

« Selon les directives de Covax, la première priorité devrait être les intervenants médicaux. Nous leur avons dit que nous voulions également donner la priorité aux services de sécurité qui travaillent à nos côtés sur le terrain, ainsi qu’aux personnes âgées, aux femmes enceintes et à ceux touchés par des malades chroniques », a déclaré al-Kaila.

Elle a suggéré que l’Autorité palestinienne puisse continuer à acheter des vaccins subventionnés auprès de Covax au-delà de ceux gratuits qu’elle espérait recevoir, mais que cela n’avait pas encore été finalisé avec l’organisation internationale.

Elle a également déclaré que les responsables palestiniens avaient rencontré des représentants d’AstraZenaca ainsi que l’ambassadeur de Russie pour échanger au sujet de leurs vaccins. Une réunion a également été organisée avec des représentants de la société pharmaceutique Moderna.

L’épidémie de coronavirus chez les Palestiniens a atteint de nouveaux sommets ces dernières semaines, et la Cisjordanie et Gaza ont chacune connu une augmentation quotidienne record des infections.

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