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Les principaux ministres du nouveau gouvernement Netanyahu

Ce 37e gouvernement de l'histoire d'Israël regroupe des députés du Likud, des partis ultra-orthodoxes et d'extrême droite, et compte 30 ministres, dont seulement 5 femmes

Des membres du nouveau gouvernement israélien, dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, posent pour une photo de groupe à la résidence du président à Jérusalem, le 29 décembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des membres du nouveau gouvernement israélien, dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, posent pour une photo de groupe à la résidence du président à Jérusalem, le 29 décembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Mené par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, un nouveau gouvernement israélien, le plus à droite de l’histoire du pays, a prêté serment jeudi mettant fin à 18 mois d’une coalition hétéroclite (gauche, centre, droite, députés arabes islamistes).

Ce 37e gouvernement de l’histoire d’Israël regroupe des députés du Likud (droite) de Netanyahu, des partis ultra-orthodoxes et d’extrême droite, et compte trente ministres, dont seulement cinq femmes.

En voici les principaux ministres :

Eli Cohen (Affaires étrangères, Likud, 50 ans)

Ce comptable, père de quatre enfants, est activement entré en politique en 2015 sous la bannière du défunt parti centriste Koulanou de Moshe Kahlon. Il a rejoint, quatre ans plus tard, le Likud de Benjamin Netanyahu qui l’a nommé ministre du Renseignement.

A ce poste clé, il participe à la normalisation, en 2020, des relations entre Israël et des pays arabes et devient l’année suivante le premier ministre à diriger une délégation officielle d’Israël au Soudan depuis le rapprochement entre les deux pays.

Eli Cohen à Jérusalem, le 18 mai 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Yoav Gallant (Défense, Likud, 64 ans)

Diplômé en économie, cet ex-bûcheron en Alaska a mené l’essentiel de sa carrière dans l’armée, dont il a gravi les échelons au point d’être pressenti en 2010 pour le poste de chef d’état-major qui a finalement échoué à Benny Gantz, dont il assure désormais la succession à la tête du ministère de la Défense.

A l’armée, il a été entre autres commandant du district sud du pays de 2005 à 2010, dirigeant ainsi l’opération « Plomb durci » contre le groupe terroriste du Hamas dans la bande de Gaza.

Ce proche de Benjamin Netanyahu est considéré comme un allié du mouvement en faveur de l’essor des implantations israéliennes en Cisjordanie, jugées contraires au droit international.

Yoav Gallant lors d’une cérémonie à Jérusalem, le 18 mai 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Aryeh Deri (vice-Premier ministre, Intérieur, Santé, Finances par rotation, parti orthodoxe Shas)

Né au Maroc, il siège depuis 30 ans à la Knesset sous la bannière du parti ultra-orthodoxe séfarade Shas, dont il est l’un des fondateurs, et a été ministre dans de nombreux gouvernements.

Agé de 63 ans, Deri avait reconnu début 2022 avoir fraudé l’administration fiscale. Il s’était engagé à payer une amende de 180 000 shekels et à quitter ses fonctions de député.

Mais il a été réélu aux législatives de novembre et les députés ont voté cette semaine une loi controversée, baptisée « Loi Deri » par la presse, l’autorisant à accéder au poste de ministre, malgré sa condamnation et en évitant de passer devant la commission centrale électorale pour déterminer s’il s’était rendu coupable de « turpitude morale », ce qui l’aurait empêché d’avoir une carrière politique pendant une durée de sept ans.

Le président du parti Shas, Aryeh Deri, lors d’une conférence de presse avec les médias ultra-Orthodoxes à Jérusalem le 15 septembre 2014 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Bezalel Smotrich (Finances par rotation, ministre chargé des affaires civiles en Cisjordanie occupée au sein du ministère de la Défense, parti d’extrême droite HaTzionout HaDatit)

Ancien directeur de Regavim, une association « luttant pour protéger les terres du peuple juif », cet avocat de formation très controversé, qui a grandi et vit dans une implantation, est à la tête du parti HaTzionout HaDatit qu’il a créé en 2021.

Député depuis 2015, puis ministre des Transports sous Netanyahu, Smotrich avait défendu une déclaration de sa femme qui avait dit ne pas souhaiter accoucher près de femmes arabes dans une maternité, ou avait remis en cause la loyauté de la minorité arabe israélienne. En tant « qu’homophobe fier » de l’être, il avait organisé une marche des animaux pour protester contre la marche des fiertés à Jérusalem.

À LIRE : Bezalel Smotrich, un (très intelligent) éléphant dans un magasin de porcelaine ?

Itamar Ben Gvir (Sécurité nationale, Otzma Yehudit, 46 ans)

Elu pour la première fois député en avril 2021 après des années à militer à l’extrême droite, ce chef de la formation Otzma Yehudit très controversé a été inculpé des dizaines de fois depuis son adolescence pour incitation à la haine ou des violences.

Habitant une implantation proche d’Hébron, cet avocat de formation, père de six enfants, est devenu le porte-parole d’une partie des Israéliens vivant hors des grands centres urbains.

Il défend l’annexion de la Cisjordanie, prône le transfert d’une partie de la population arabe israélienne, jugée déloyale, vers les pays voisins, et ne craint pas de se rendre là où les tensions sont les plus fortes, mettant, selon ses détracteurs, le feu aux poudres – comme au mont du Temple.
Il a promis jeudi de s’y rendre en tant que ministre cette fois.

Le député d’extrême droite Itamar Ben Gvir interpelle violemment un manifestant palestinien pendant une conférence de presse à la porte de Damas à Jérusalem, le 10 juin 2021. (Crédit : AP Photo/Maya Alleruzzo)

Yariv Levin, (Justice, Likud, 53 ans)

Député du Likud depuis 2009 et plusieurs fois ministre, Yariv Levin est l’un des proches de Benjamin Netanyahu.

Avocat, il est partisan d’une refonte du système judiciaire, estimant que certains juges de la Cour suprême sont « un groupe minoritaire d’extrême gauche qui essaie de dicter ses valeurs à la société israélienne ».

A LIRE : Deux camps de la droite, deux réformes opposées du système judiciaire

Israël Katz, (Énergie, Likud, 67 ans)

Israel Katz lors d’une conférence de presse, au ministère des Finances à Jérusalem, le 1er juillet 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Ténor du Likud dont il est député depuis 1998, Israël Katz a été successivement ministre de l’Agriculture, des Transports, des Affaires étrangères et des Finances dans le précédent gouvernement Netanyahu entre 2020 et 2021.

Il fait partie des personnalités dont le nom revient comme potentiel successeur de Benjamin Netanyahu à la tête du parti.

Nir Barkat, (Économie, Likud, 63 ans)

Homme d’affaires devenu millionnaire grâce à sa société d’anti-virus pour ordinateurs, il a été maire de Jérusalem entre 2008 et 2018, développant des projets de construction, notamment à Jérusalem-Est.

Membre du Likud, il a été élu en 2019 à la Knesset et ne cache pas son ambition de succéder à Benjamin Netanyahu quand ce dernier se retirera.

Le député Likud Nir Barkat s’exprime lors de l’ouverture d’une ancienne route sur le site archéologique de la Cité de David dans le quartier de Silwan à Jérusalem-Est, le 30 juin 2019. (Flash90)

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