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Les prix des logements connaissent une hausse de 10 % – la plus forte en 10 ans

Le coût des biens immobiliers a augmenté de près de 1 % le mois dernier, selon les dernières données du Bureau des statistiques

Un chantier de construction dans la ville israélienne de Beit Shemesh, le 5 septembre 2021. (Nati Shohat/Flash90)
Un chantier de construction dans la ville israélienne de Beit Shemesh, le 5 septembre 2021. (Nati Shohat/Flash90)

Les prix des logements en Israël ont bondi de 10,3 % l’année dernière, selon les données publiées mercredi par le Bureau central des statistiques (CBS). Le mois dernier, les prix des logements avaient augmenté de 0,9 %, selon le rapport.

Selon le quotidien économique Globes, la flambée des prix au cours de l’année écoulée a marqué la plus forte augmentation de ce type depuis 2010.

Les prix ont augmenté de 11,5 % à Jérusalem au cours de l’année écoulée ; de 9,9 % à Haïfa et dans le sud ; de 9 % à Tel Aviv ; et de 8,6 % dans le nord.

Le bureau des statistiques a également publié mercredi des données sur les biens de consommation.

Ashkelon residents buying vegetables and fruits in the open market (photo credit: Tsafrir Abayov/Flash90)
Illustration : Des habitants d’Ashkelon achètent des légumes et des fruits au marché ouvert. (Crédit photo : Tsafrir Abayov/Flash90)

En novembre, les prix des biens de consommation ont augmenté de 0,1 %. Au cours de l’année écoulée, le coût des biens de consommation a augmenté de 2,5 %, contre 2,4 % sur la même période l’année dernière.

Depuis plus de dix ans, les gouvernements ont promis de faire baisser les prix du logement, qui ne cessent de grimper.

La flambée des coûts a placé l’accès à la propriété hors de portée de nombreux Israéliens, affaiblissant ainsi la classe moyenne.

Les raisons de ces coûts sont notamment l’offre (très) limitée, la planification, les politiques fiscales et le grand nombre d’investisseurs qui achètent des logements multiples.

Le président d’Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, en visite dans la ville d’Ashdod, dans le sud d’Israël, après les affrontements qui ont éclaté entre la police et des Juifs ultra-orthodoxes à propos des violations du confinement, le 12 janvier 2021. (Flash90)

En octobre, le gouvernement a dévoilé un grand plan de logement pour 2022-2025, visant à augmenter rapidement l’offre d’appartements dans l’espoir de réduire les prix.

Le ministre des Finances Avigdor Liberman a déclaré le mois dernier que le gouvernement réduirait l’écart entre l’offre et la demande en trois ou quatre ans.

Selon une étude récente menée par l’Alrov Institute for Real Estate Research de la Coller School of Management de l’Université de Tel Aviv, le coût moyen d’un appartement de quatre pièces (trois chambres) en Israël s’élève à 2,2 millions de NIS, et le capital moyen requis pour un acompte de 30 % minimum et les dépenses environnantes a été estimé à environ 840 000 NIS.

A LIRE : « Tout simplement rien de nouveau dans le plan de logement du gouvernement » – expert

À Tel Aviv, le marché du logement le plus demandé et le plus cher du pays, le prix moyen d’un appartement de quatre pièces a atteint plus de
4 280 000 millions de NIS au deuxième trimestre de 2021.

Le gouverneur de la banque d’Israël Amir Yaron, s’exprime à la conférence Eli Hurvitz sur l’économie et la société organisée par l’Institut israélien de la Démocratie, le 17 décembre 2019. (Crédit :Michal Fattal)

Le mois dernier, la Banque centrale d’Israël a annoncé une série de réformes destinées, selon elle, à rendre le processus de souscription d’un prêt hypothécaire bancaire plus transparent et plus compétitif pour les emprunteurs.

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