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Les restrictions de voyage vers Israël prolongées de 10 jours

Les arrivants vaccinés doivent s'isoler pendant au moins 3 jours ; les étrangers non-résidents israéliens devraient rester interdits d'entrer afin de lutter contre Omicron

Le hall des arrivées de l'aéroport Ben Gurion, le 28 novembre 2021. (Avshalom Sassoni/Flash90)
Le hall des arrivées de l'aéroport Ben Gurion, le 28 novembre 2021. (Avshalom Sassoni/Flash90)

Jeudi soir, dans un effort continu pour empêcher le variant du coronavirus Omicron de se propager dans le pays, le Premier ministre Naftali Bennett et le ministre de la Santé Nitzan Horowitz ont convenu de prolonger de 10 jours les restrictions de voyage imposées aux frontières en Israël, au-delà de leur date d’expiration prévue le 11 décembre.

Le communiqué du bureau du Premier ministre ne mentionne pas spécifiquement l’interdiction d’entrée des étrangers, mais précise que les deux parties se sont mises d’accord « sur la prolongation des restrictions actuelles à l’aéroport Ben Gourion, pour 10 jours supplémentaires, à compter de dimanche prochain, le 12 décembre 2021, à minuit ».

Tous les Israéliens entrant dans le pays, y compris ceux qui sont vaccinés contre la COVID-19, continueront d’être obligés de passer un test PCR à l’aéroport Ben Gourion à leur arrivée et d’entrer immédiatement en quarantaine.

Les arrivants vaccinés devront passer au moins trois jours en quarantaine, puis se soumettre à un autre test PCR. Un résultat négatif permettant de sortir de la quarantaine. Ceux qui ne passent pas le second test devront rester en quarantaine pendant 14 jours au total.

Les Israéliens non vaccinés qui ne se sont pas remis de la maladie devront passer au moins sept jours en quarantaine, puis faire un test PCR, un résultat négatif leur permettant de sortir de l’isolement.

Une voyageuse arrive à l’ère de dépistage à la COVID-19 à l’aéroport international Ben Gourion, le 28 novembre 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Selon les règles actuelles, qui sont entrées en vigueur le 29 novembre, il est interdit à tous les arrivants d’utiliser les transports publics pour quitter l’aéroport. La sortie de l’aéroport n’est possible que par un véhicule privé ou un taxi.

Par ailleurs, les Israéliens arrivant de pays figurant sur la liste « rouge » du gouvernement – c’est-à-dire de pays où le taux d’infection par la COVID-19 est élevé ou qui comptent des cas d’Omicron – doivent passer un test PCR à l’aéroport, puis entrer immédiatement dans l’un des hôtels de quarantaine gérés par l’État, situés à Jérusalem et à Tel Aviv. Si le test PCR effectué à l’aéroport est négatif, les rapatriés peuvent poursuivre leur quarantaine chez eux, en restant isolés pendant sept jours, puis en effectuant un second test PCR.

Naftali Bennett et Nitzan Horowitz « ont également convenu de discuter de restrictions supplémentaires et d’incitations à la vaccination dans les prochains jours », ajoute le communiqué.

Naftali Bennett, Nitzan Horowitz et la ministre de l’Éducation Yifat Shasha-Biton ont également annoncé des changements dans le programme dit des « Classes vertes » pour les écoles.

Ce programme permet aux élèves qui ont été exposés à un porteur de la COVID-19 de retourner à l’école une fois qu’ils ont reçu un résultat négatif au test, plutôt que de demander à toute la classe de rester en quarantaine pendant une semaine.

Selon le nouveau schéma des ministres, le programme ne s’appliquera pas si une classe a deux infections vérifiées, et s’il y a une infection vérifiée, les élèves seront testés à nouveau trois jours après l’exposition.

Si un élève est suspecté d’avoir le variant Omicron, le modèle de la « classe verte » ne s’appliquera pas.

Le nouveau plan pour les écoles sera présenté au cabinet pour approbation dimanche.

Plus tôt dans la journée de jeudi, le bureau de Naftali Bennett a déclaré qu’il avait ordonné aux fonctionnaires d’envisager d’imposer des restrictions aux personnes qui ne sont pas vaccinées contre la COVID-19.

Selon les médias, Naftali Bennett a proposé d’interdire aux Israéliens non vaccinés de quitter le pays ou d’ordonner leur confinement, notant que cette dernière mesure avait déjà été prise par d’autres pays.

Le Premier ministre Naftali Bennett (à droite) et le ministre de la Santé Nitzan Horowitz (à gauche) tiennent une conférence de presse sur la base militaire de Kirya à Tel Aviv, le 26 novembre 2021. (Crédit : Moti Milrod/Pool via Flash90)

Selon des sources présentes à la réunion, Nitzan Horowitz et les responsables de la santé se sont opposés aux suggestions de Naftali Bennett lors d’un échange animé.

L’extension des restrictions d’entrée intervient alors que le nombre de patients en Israël dans un état grave à cause de la COVID-19 est passé sous la barre des 100 pour la première fois depuis juillet, selon les données du ministère de la Santé publiées jeudi.

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