Les ultra-orthodoxes américaines aux perruques stylées provoquent un tollé
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Les ultra-orthodoxes américaines aux perruques stylées provoquent un tollé

Cette variété de sheitels au look plus naturel devient de plus en plus populaire autour de New York mais un grand nombre des femmes qui les adoptent sont accusées de moeurs légères

Illustration : des sheitels pour femmes ultra-orthodoxes (Crédit :  Lara Savage/ Flash 90)
Illustration : des sheitels pour femmes ultra-orthodoxes (Crédit : Lara Savage/ Flash 90)

Les sheitels sexy sont très en vogue dans la région de New York – ou tout du moins, la mode est en train de s’installer – avec la préférence croissante de certaines femmes ultra-orthodoxes pour les coupes stylées, un choix qui entraîne toutefois des condamnations et même des accusations d’indécence de la part de leurs communautés.

La perruque, ou sheitel, qui est portée par un grand nombre de femmes ultra-orthodoxes mariées, est généralement considérée comme une démonstration de pudeur qui respecte la tradition de se recouvrir les cheveux hors du foyer pour éviter de paraître attirante aux yeux des hommes autres que l’époux.

Selon le New York Post, les perruques à cheveux longs, qui paraissent plus naturelles, sont de plus en plus prisées dans la ville de New York et dans le secteur du New Jersey, mais les femmes qui optent pour cette apparence moins artificielle s’exposent également aux critiques de leurs rabbins et d’autres dans leur cercle social.

« Elles aiment les cheveux plus longs », explique Galit Lavi, propriétaire d’un magasin de perruques à Brooklyn. « Certaines clientes me disent qu’il faut les couper court pour qu’elles n’aient pas d’ennuis ».

Gitty Berger, maquilleuse à Jackson dans le New Jersey, indique pour sa part au journal qu’elle aime les cheveux longs mais qu’elle ne porte de telles perruques que lorsqu’elle sort de sa communauté. « Si on vous voit dans une pizzeria locale porter des cheveux longs, ça fait jaser… Et votre époux va recevoir des coups de téléphone », dit-elle.

L’année dernière, des fabricants de perruques locaux, à Lakewood, ont reçu des courriels anonymes qui accusaient les femmes portant des perruques à cheveux longs de « tenter de ressembler aux prostituées ».

Adina Sash, 30 ans, qui habite Flatbush, ne laisse pas cette haine l’atteindre. Sash a un compte sur Instagram sur lequel elle poste souvent des photos où elle arbore des perruques variées.

 

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I’M ON THE BALLOT!!! It is my privilege to announce that the Board of Elections and the Supreme Court has ruled that I will be on the ballot in the upcoming State Primary Election on September 13, 2018. This journey has been an absolute whirlwind. My opponent hired a top law firm to comb through my 3,689 signatures and made FALSE claims that there were less than 500 valid signatures. (The minimum amount needed to get on the ballot for District Leader). Their goal was to distract me from campaigning and bleed my campaign fund dry on defense attorneys. It’s the oldest trick in the book! I applaud their efforts and thank them sincerely for the most unbelievable crash course on how the shady system works. There are so many reasons for me to NOT run for the unpaid, volunteer position of District Leader: it shifts my focus away from my business, it exposes me to more criticism, and it demands hundreds of hours knocking on doors to get petition signatures, register people to vote, and ask them to vote for me on Election Day. But there is ONE reason to pursue it – for the one girl reading this who may be inspired to change the world one day and who will. This is for you. You can do it! Wishing you a Gut Shabbos. #politics #political #headshot #democrat #district #election #localpolitics #jewish #leader #shabbatshalom #vote #changetheworld #leadbyexample

Une publication partagée par Esther Adina Sash (@flatbushgirl) le

Même si certains ont pu écrire des commentaires abominables – l’un d’entre eux l’encourage à « aller se jeter dans un lac » – Sash ne semble nullement déterminée à changer sa manière de vivre. Elle explique au Post que l’idée que sa « longueur de cheveux aurait un lien avec sa spiritualité » est risible.

Une autre femme, Mindy Meyer, elle aussi originaire de Flatbush, semble résumer le sentiment partagé par de nombreuses jeunes femmes : « Je suis orthodoxe et je veux adhérer à mes traditions, mais est-ce que je dois vraiment donner l’impression de sortir d’un ‘Violon sur le toit ? »

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