L’espérance de vie d’un bébé né en 2015 en Israël est de 82 ans, contre 77 en 1990
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L’espérance de vie d’un bébé né en 2015 en Israël est de 82 ans, contre 77 en 1990

L’étude mondiale montre cependant une hausse des Israéliens présentant une pression sanguine ou une glycémie élevée, et d’un IMC important

Des bébés à l'hôpital Bikur Holim de Jérusalem. Illustration. (Crédit : Flash90)
Des bébés à l'hôpital Bikur Holim de Jérusalem. Illustration. (Crédit : Flash90)

Un enfant né en Israël en 2015 peut espérer vivre jusqu’à 82 ans, alors que les parents de cet enfant, né en 1990, avait une espérance de vie de 77 ans, a conclu une nouvelle étude.

L’étude, menée par l’Institut américain pour la métrologie et l’évaluation sanitaire, a été publiée jeudi. Elle a conclu que les Israéliens vivent significativement plus longtemps qu’il y a 25 ans.

(Dans le monde, l’espérance de vie s’est accrue d’environ 62 ans à presque 72 ans entre 1980 et 2015, selon l’étude, et plusieurs pays d’Afrique subsaharienne rebondissent après des taux de mortalité élevée dus au VIH et au SIDA.)

Elle a également montré qu’Israël avait réduit le taux de mortalité des femmes enceintes ou venant d’accoucher, « dans un contexte de population croissante, le nombre de morts maternelles en Israël a chuté de 11 en 1990 à 10 en 2015. Le ratio de décès maternel est tombé de 11 pour 100 000 naissances vivantes à 6 pour 100 000. »

De manière moins encourageante, l’étude, qui a consisté en une analyse de plus de 300 maladies et blessures de 195 pays et territoires, a également montré une hausse du nombre d’Israéliens présentant des risques métaboliques, comme une pression sanguine élevée, une glycémie élevée et un indice de masse corporelle (IMC) important. Elle a également conclu que les risques sanitaires en Israël étaient largement dus à des maladies non contagieuses, comme le cancer du poumon qui est en hausse en raison du tabagisme.

Le Dr Ali Mokdad, directeur des initiatives pour le Moyen Orient de l’Institut, qui a son siège à l’université de Washington, a affirmé que « des programmes pour améliorer les comportements sanitaires en Israël sont réellement nécessaires et devraient être une priorité. »

Les maladies cardiaques ischémiques sont la première cause de mortalité des Israéliens en 2015, avec 6 685 décès. La maladie d’Alzheimer se classe deuxième, avec 3 694 morts, et le diabète est en troisième position, avec 2 427 décès.

L’étude a montré que les trois problèmes de santé non mortels les plus fréquents étaient les douleurs dans le bas du dos, dans le cou, et la dépression.

Selon des données statistiques publiées en mai par l’Organisation Mondiale de la Santé, les Israéliens en 2015 devraient avoir une des espérances de vie les plus élevées au monde.

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