L’état du soldat grièvement blessé par un missile anti-char s’améliore
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L’état du soldat grièvement blessé par un missile anti-char s’améliore

L'hôpital a indiqué que le jeune homme de 19 ans a subi 2 opérations majeures depuis l'attaque de lundi; le conducteur de l'autobus est toujours en état de "choc total"

Un autobus a été incendié après avoir été touché par un missile anti-char tiré de la bande de Gaza près de la frontière entre Israël et Gaza le 12 novembre 2018. (Crédit : armée israélienne/Twitter)
Un autobus a été incendié après avoir été touché par un missile anti-char tiré de la bande de Gaza près de la frontière entre Israël et Gaza le 12 novembre 2018. (Crédit : armée israélienne/Twitter)

L’état de santé du soldat de l’armée israélienne qui a été gravement blessé lundi lors d’une attaque de missiles depuis Gaza s’est considérablement amélioré.

Les médecins de l’hôpital Soroka de Beer Sheva ont déclaré à la chaîne d’information israélienne Hadashot, mardi, que le soldat de 19 ans, qui avait été admis pour des blessures qui mettaient sa vie en danger, avait subi deux importantes opérations et que son état s’était ensuite amélioré.

Le soldat dont le nom n’a pas été communiqué a été blessé alors qu’il se tenait debout près d’un autobus dans le voisinage du kibboutz Kfar Aza, quand un missile anti-char Kornet tiré depuis la bande de Gaza a frappé le véhicule.

La mère du soldat a demandé à ce que des prières soient dites pour le rétablissement de son fils. Elle a indiqué à Hadashot qu’il était toujours en soins intensifs à Soroka.

« Je vous demande de prier pour le rétablissement de mon fils et pour qu’il puisse ouvrir les yeux », a-t-elle demandé. « Nous espérons qu’il ouvrira les yeux d’ici ce soir. »

Pendant ce temps, le chauffeur du bus a déclaré mardi qu’il était encore « en état de choc » et luttait pour se remettre émotionnellement de l’attaque, qui a marqué le début d’une importante flambée entre Israël et les groupes terroristes palestiniens.

Les missiles du système de défense aérienne Dôme de fer dans le sud d’Israël détruisent les missiles à l’approche au-dessus d’Ashkelon, tirés depuis la bande de Gaza le 13 novembre 2018. (Crédit : GIL COHEN-MAGEN/AFP)

Le chauffeur âgé de 25 ans, résident d’une des localités bédouines de la région du Néguev, travaille pour une compagnie de transport qui avait été louée par Tsahal. Il est revenu mardi à l’hôpital, bien qu’il soit sorti le lundi après avoir reçu des soins médicaux.

« Je suis en état de choc total, je ne sais toujours pas ce qui m’est arrivé », a-t-il raconté à Hadashot, ajoutant qu’il « essayait de se rappeler ce qui s’était passé hier ».

Les proches du conducteur ont déclaré qu’il était très stressé émotionnellement et qu’il avait du mal à parler depuis l’attaque.

« Ce qu’il réussit à dire, c’est qu’il conduisait des soldats », a dit l’un d’eux à Hadashot. « Après leur descente, il y a eu une grosse explosion et depuis, il essaie désespérément de se rappeler de tout cela. »

Mardi matin, l’organisation terroriste du Hamas a publié une vidéo montrant le bus civil qui transportait des soldats israéliens qui a été touché et qui s’est embrasé.

L’attaque de l’après-midi contre le bus près de la frontière de Gaza a déclenché une flambée de violence massive qui a vu plus de 400 roquettes tirées sur Israël et des frappes aériennes de représailles massives par Israël sur Gaza, amenant les deux parties au bord de la guerre.

Toutefois, l’attentat aurait pu entraîner un nombre beaucoup plus élevé de blessés ou de morts. Selon les rapports, l’autobus était rempli de soldats quelques minutes plus tôt, mais il était vide au moment où il a été touché.

Le bus, qui n’avait pas de marquage militaire, venait de quitter le mémorial de Black Arrow près du kibboutz Kfar Aza et se préparait à se garer, à plusieurs kilomètres de la frontière de Gaza quand il a été touché.

L’attaque contre l’autobus a eu lieu moins d’un jour après qu’un officier des opérations spéciales de Tsahal a été tué dans une opération qui a mal tourné et a également tué sept hommes armés palestiniens dans la bande de Gaza. Suite à l’incident de dimanche soir, l’organisation terroriste du Hamas, au pouvoir à Gaza, a déclaré que « le sang de nos justes martyrs ne sera pas gaspillé ».

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