L’État ne subventionnera pas les travaux d’amélioration de la villa de Netanyahu
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L’État ne subventionnera pas les travaux d’amélioration de la villa de Netanyahu

Le ministère des Finances a jugé que les dépenses de 450 000 shekels allaient au-delà des travaux de maintenance et consistaient en des aménagements interdits par la loi

La résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Caesarea. (Capture d'écran : Dixième chaîne)
La résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Caesarea. (Capture d'écran : Dixième chaîne)

Le ministère des Finances a bloqué une requête de 450 000 shekels de financement pour la rénovation de la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a fait savoir la Dixième chaîne.

Cette demande de financement a été adressée à Eli Bitan, comptable du bureau du Premier ministre et à son conseiller juridique Shlomit Barnea Farago. Les deux hommes, ayant le sentiment que la requête n’était pas conforme à la loi, ont demandé un avis législatif auprès du ministère des Finances qui l’a ensuite rejetée, a fait savoir le reportage.

Le protocole du gouvernement stipule que l’Etat doit assurer la préservation de la résidence privée du Premier ministre, à l’exclusion de toute amélioration. Le ministère a statué que le montant demandé constituerait des rénovations qui viendraient améliorer l’habitation et qui ne viseraient pas à opérer des travaux de maintenance, comme la loi le stipule.

Le couple Netanyahu a acheté la maison de Césarée à un administrateur judiciaire et, selon des estimations faites par des professionnels, elle n’était pas en bon état au moment de son acquisition.

L’Etat a autorisé des rénovations extensives à la Maison Balfour, résidence officielle du Premier ministre à Jérusalem. Toutefois, la famille Netanyahu refuse que les travaux commencent avant qu’elle ne soit en mesure de pouvoir s’installer temporairement dans son domicile de Césarée. Et elle n’y déménagera pas avant la fin des travaux de maintenance.

Après le rejet de la demande de 450 000 shekels, le bureau du Premier ministre a révisé sa requête à la baisse, réclamant 100 000 shekels pour réparer le toit et les fondations afin d’assurer l’étanchéité du bâtiment. L’Etat n’a pas encore pris de décision.

Sara Netanyahu, épouse du Premier ministre, arrive au tribunal de Jérusalem le 7 octobre 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

En réponse au refus par l’Etat de la demande initiale, le bureau du Premier ministre a transmis à la Dixième chaîne le communiqué suivant :

« Ces travaux ne sont pas des améliorations. Ils correspondent bien à des travaux de maintenance de la structure existante, avec notamment des problèmes de sécurité et de fonctionnement qui n’ont pas été réglés les années précédentes », a dit le communiqué.

« Cette décision va à l’encontre du protocole qui exige que l’Etat garantisse la préservation des domiciles du Premier ministre ».

Le bureau a également souligné qu’il coûterait moins cher au Premier ministre et à sa famille de déménager dans sa maison de Césarée durant les travaux réalisés à la résidence de Jérusalem plutôt que de payer des chambres d’hôtel.

Ces informations sont survenues alors que Sara Netanyahu vient de faire son apparition, dimanche, devant la cour des magistrats de Jérusalem pour l’ouverture de son procès. Mise en cause pour fraude et abus de confiance, c’est la première fois qu’elle comparaît sur le banc des accusés.

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