Levée d’anonymat pour une juge impliquée dans un scandale sexuel
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Levée d’anonymat pour une juge impliquée dans un scandale sexuel

Eti Craif a été identifiée comme un actrice clef dans l'affaire autour du président de l'Association israélienne du Barreau Efi Nave

La magistrate Eti Craif, dont le nom a été autorisé à la publication par la Cour suprême. (Site internet du tribunal Israel)
La magistrate Eti Craif, dont le nom a été autorisé à la publication par la Cour suprême. (Site internet du tribunal Israel)

Mercredi, la Cour suprême a autorisé la publication du nom de la juge liée à l’affaire criminelle de l’ancien chef de l’Association du barreau d’Israël, qui est accusée d’avoir fait avancer des nominations judiciaires en échange de faveurs sexuelles.

En tant que chef du Barreau d’Israël, Efi Nave, qui a démissionné depuis son arrestation, était l’un des membres du puissant Comité des nominations judiciaires qui décide de l’affectation et des promotions pour les juges dans le système israélien à trois niveaux. Ce poste a donné au juge beaucoup d’influence pour aider des magistrats à faire avancer leurs carrières – un rôle dont la police pense qu’il a profité pour obtenir des faveurs sexuelles.

Le tribunal a statué que le nom d’Eti Craif, une juge du tribunal de Rishon Lezion, pouvait être autorisé à la publication parce que la police ne voulait plus garder l’affaire dans le secret. L’injonction demandant l’autorisation de publication a été déposé par le quotidien Haaretz.

Le tribunal n’a pas autorisé la publication du nom d’une autre prévenue, une femme avocat, parce qu’il déclaré a qu’elle était une citoyenne privée. Des médias en hébreu ont rapporté qu’elle était l’épouse d’un juge.

Le tribunal a déclaré que la décision de publier ou de garder secret les noms n’avait aucun lien avec la force des preuves retenus contre des suspects, mais avait pour objectif de rendre le processus aussi transparent que possible.

Le président de l’Association du barreau israélien Effi Naveh au tribunal de Tel Aviv, le 16 janvier 2019. (Crédit : Koko/Pool/Flash90)

Nave a été arrêté en janvier et interrogé par des enquêteurs de la police parce qu’il aurait nommé une juge femme dans un tribunal il y a quelques années, en échange de faveurs sexuelles.

La semaine dernière, la police a convoqué d’autres membres du comité pour témoigner sur l’affaire. La ministre de la Justice Ayelet Shaked, le ministre des Finances Moshe Kahlon, l’ancienne présidente de la Cour suprême Miriam Naor et la juge des prud’hommes Micha Spitzer ont témoigné devant les enquêteurs de l’unité anti-corruption Lahav 433 sur le processus de nomination des juges pendant leur mandat.

Nave a été mis en examen un mois avant son arrestation sur la suspicion qu’il aurait fait sortir hors du pays une connaissance femme pour un voyage à l’étranger et a ensuite essayé de la faire revenir sans passer par le contrôle aux frontières.

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