Effi Naveh poursuit la radio militaire qui a révélé le scandale pour 1,9 M $
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Effi Naveh poursuit la radio militaire qui a révélé le scandale pour 1,9 M $

L'ancien président de l'Association du barreau, accusé d'avoir accordé des postes en échange de faveurs sexuelles, accuse une journaliste de vol d'informations sur son téléphone

Le président de l’Association du barreau israélien Effi Naveh au tribunal de Tel Aviv, le 16 janvier 2019. (Crédit : Koko/Pool/Flash90)
Le président de l’Association du barreau israélien Effi Naveh au tribunal de Tel Aviv, le 16 janvier 2019. (Crédit : Koko/Pool/Flash90)

L’ancien chef de l’Association du Barreau israélien, Effi Nave, a porté plainte au civil lundi contre la radio militaire. Certains des journalistes de la station s’étaient en effet procurés son téléphone mobile personnel, en extrayant des messages accablants – probablement liés à un scandale sexuel qui a ébranlé le système judiciaire.

Nave réclame 7 millions de shekels d’indemnités à la radio miliaire via le ministère de la Défense, ainsi qu’aux journalistes Hadas Shtaif, Razi Barkai, Nurit Canetti, Ilil Shahar et au directeur de la radio Shimon Elkabetz.

Dans sa plainte, Nave déclare que Shtaif a « agi de manière difficilement conciliable avec les critères journalistiques ou juridiques », a rapporté le site Calcalist.

« Contrairement à la loi et en se livrant à une série d’infractions pénales, toutes les conversations privées du plaignant, toutes ses communications et sa vie personnelle en totalité ont été révélées à la défense, à l’accusation, aux auditeurs de la radio militaire et aux autres médias », indique la plainte.

La journaliste vétéran de la Radio militaire Hadas Shtaif en 2013 (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)

Nave a déclaré dans sa plainte que Shtaif avait, en toute connaissance de cause, « ostensiblement volé » un bien et fouillé pour y trouver des informations personnelles. La plainte ne précise pas par ailleurs l’identité de celui qui a remis le téléphone à Shtaif.

« En faisant cela, l’accusation a fouillé dans tous les recoins de la vie de l’accusé : sa correspondance avec ses enfants mineurs, sa société et ses clients (violant ainsi le secret professionnel qui lie un avocat à son client) et avec une longue liste de personnes, notamment des ministres, des juges, des autorités policières. »

Cette démarche survient après un dépôt de plainte à la police contre la radio militaire et la demande d’ouverture d’une enquête.

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