L’extrémiste de droite Yvan Benedetti à nouveau condamné
Il a été déclaré coupable d’injure publique suite à la diffusion sur Internet d’un article intitulé "Israël, terre d’asile de la grande arnaque"
Ce mercredi, l’Organisation juive européenne (OJE) a annoncé sur Twitter de nouvelles condamnations judiciaires prononcées à l’encontre de deux militants nationalistes.
L’un, Francis Goumain, contributeur de sites d’extrême droite, est relativement inconnu. L’autre, Yvan Benedetti, est une figure de l’extrême droite.
Suite à la diffusion le 11 mars 2022 sur le site Internet « Jeune Nation » d’un article intitulé « Israël, terre d’asile de la grande arnaque », la 17e chambre du Tribunal judiciaire de Paris a déclaré coupable, par jugement du 27 février 2023, Yvan Benedetti d’injure publique, et Francis Goumain d’injure publique et provocation publique à la haine ou à la violence raciale.
Yvan Benedetti a été condamné à une amende de 2 000 €, et Francis Goumain a une amende de 3 000 € et une amende avec sursis de 2 000 €, a rapporté l’OJE.
En décembre dernier, Yvan Benedetti avait été condamné pour l’agression de journalistes.
En septembre dernier, il avait été condamné pour contestation de crimes contre l’humanité, en raison d’un article remettant en cause le bilan du génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.
Il avait déjà été condamné pour négationnisme à la même peine en juin 2021.
Conseiller municipal à Vénissieux, près de Lyon, dans les années 2000, il avait été exclu du Front national pour s’être qualifié lui-même « d’antisioniste, antisémite et antijuif ».
Il avait pris la tête en 2012 de L’Œuvre française, mouvement pétainiste fondé en 1968 et dissous après la mort en juin 2013 du militant antifasciste Clément Méric lors d’une rixe avec des skinheads d’extrême droite.
Condamné en 2019 à huit mois de prison avec sursis pour non dissolution de ce groupuscule, il s’était également affiché parmi les « gilets jaunes ».