L’héroïsme de Yoni Netanyahu étroitement lié à sa détresse émotionnelle – étude
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L’héroïsme de Yoni Netanyahu étroitement lié à sa détresse émotionnelle – étude

Le frère de Benjamin Netanyahu, un commandant des forces spéciales tué à Entebbe, se décrivait, dans des lettres comme un sauveur. Il y exprimait aussi sa solitude

Yoni Netanyahu, peu avant sa mort à Entebbe en 1976. (Crédit : GPO, Wikimedia)
Yoni Netanyahu, peu avant sa mort à Entebbe en 1976. (Crédit : GPO, Wikimedia)

Le frère aîné de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, Yoni, un commandant de l’unité d’élite Sayeret Matkal de l’armée israélienne, souffrait d’anxiété, de solitude et d’une grave détresse psychologique, révèlent de nouvelles études.

L’aîné de la famille Netanyahu a été tué il y a 45 ans lors de la célèbre opération Entebbe ; mise sur pied pour secourir des otages israéliens enlevés par des terroristes palestiniens en Ouganda.

Golan Shahar, Raz Bauminger et Shai Itamar, chercheurs en psychologie à l’Université Ben Gurion de Beer Sheva, ont étudié l’héroïsme et son lien avec la détresse psychologique.

Après avoir appliqué leur théorie au cas de Yoni Netanyahu, ils ont affirmé qu’il y aurait un lien étroit entre l’héroïsme du frère de l’ancien Premier ministre, son caractère noble et altruiste, et les difficultés psychologiques dont il souffrait.

Yoni Netanyahu a commandé les forces spéciales qui ont conduit la célèbre opération à Entebbe, au cours de laquelle plus de 100 otages ont été sauvés. Yoni Netanyahu a été l’unique victime militaire tuée au cours de cette opération, qui a été surnommée par certains l’opération Yonatan, du nom de l’officier décédé.

Peu après sa mort, un certain nombre de ses lettres personnelles ont été rendues publiques, ce qui a permis aux chercheurs d’avoir un aperçu de sa vie.

Retour des otages après l’opération Entebbe, le 4 juillet 1976, avec Michel Bacos marchant sur la passerelle, à gauche. (Crédit : archives de l’armée israélienne)

Ils ont ainsi noté que les « auto représentations puissantes et héroïques » de Yoni Netanyahu étaient chez lui source d’une détresse émotionnelle. Celle-ci, ont expliqué les chercheurs, aurait été masquée par sa « superbe efficacité ». Il avait d’ailleurs tendance à se considérer comme un sauveur et un conquérant.

« Yoni fait part de ses réflexions sur l’appartenance et la solitude, l’accomplissement de soi, l’éloignement, l’amour de la famille, des amis, des femmes et du pays », ont écrit les chercheurs. Et de
poursuivre : « Outre l’héroïsme, le décorum et la personnalité exceptionnelle de Yoni, il y a également des indications très claires qu’il faisait face à des troubles intérieurs tout au long de sa vie. »

Selon l’étude, aucune caractéristique claire d’une dépression cliniquement définie n’a cependant été trouvée.

L’étude en question peut être consultée ici.

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