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L’histoire de Joachim Eisack, qui a arrêté l’ambassadeur d’Hitler en France

Cet acte n’a jamais été reconnu ni récompensé, mais a été raconté dans un livre : "J'ai arrêté Otto Abetz, Histoire de mon grand-père, réfugié allemand, juif et résistant français"

À l’automne 1945, après la guerre, Joachim Eisack, inspecteur de la Sûreté, en France, se retrouve sur les traces d’Otto Abetz, ambassadeur d’Hitler en France durant la Seconde Guerre mondiale.

Après un long jeu de piste, il parvient à le retrouver, dans un sanatorium en Allemagne, et à l’arrêter.

Mais, après cette arrestation, l’enquête de Joachim Eisack s’est poursuivi, puisqu’il s’est aussi lancé à la recherche du trésor qu’Abetz avait caché pour lui et pour le financement de la Werwolf, corps franc formé de volontaires nazis.

Ces actes n’ont jamais été reconnus ni récompensés, mais ont été racontés dans un livre publié à l’automne dernier : J’ai arrêté Otto Abetz – Histoire de mon grand-père, réfugié allemand, juif et résistant français (Editions Amalthée).

Aboutissement de plusieurs années de recherches dans différentes archives françaises et européennes, ainsi que le fruit de lecture de nombreux livres et documents historiques, il est l’œuvre de Didier Eisack, petit-fils de Joachim Eisack.

L’auteur explique ainsi avoir voulu « écrire la micro-histoire pour éclairer l’Histoire », et mener un devoir de mémoire, qu’il entend poursuivre. Le livre retrace ainsi l’histoire de sa famille paternelle, depuis le début du 19e siècle, de la Pologne et l’Ukraine, en passant par Berlin, Münich, Luxembourg, la région lyonnaise (à partir de mai 1933), et Säckingen en Allemagne où Joachim a pisté Otto Abetz.

Le livre se poursuit jusqu’au procès d’Abetz (en suivant, en parallèle de celui de Joachim, son parcours depuis les années 1920), sa condamnation, et sa libération rapide : le responsable nazi a été gracié par le président du Conseil en avril 1954, année du décès de Joachim Eisack.

L’ouvrage est préfacé par François Heisbourg, spécialiste de géostratégie mondiale et européenne, et postfacé par Claude Marx, ancien président du Consistoire israélite du Luxembourg et ancien co-président de MémoShoah Luxembourg.

« C’est au travers d’une fresque historique digne du scénario d’un film assez extraordinaire que Didier venge de l’anonymat et de l’oubli ce grand-père ‘métèque’ qui se révèle être un résistant efficace, puis un enquêteur avisé », écrit Claude Marx. « Le récit pourrait à certains moments frôler l’invraisemblable, sans la solide argumentation étayée par de multiples documents d’archives. En immersion dans son sujet, Didier transmet au lecteur l‘émotion qu’il éprouve en évoquant certaines situations particulièrement dramatiques et angoissantes. »

En 2019, Didier Eisack a déposé une demande de reconnaissance de Juste parmi les nations à Yad Vashem pour la famille qui a caché son grand-père et ses proches, à Belmont-de-la-Loire (Auvergne-Rhône-Alpes), en 1942, avant son enquête sur les traces de l’ambassadeur nazi.

Une pièce de théâtre et une bande dessinée inspirées de l’ouvrage de son petit-fils devraient prochainement voir le jour.

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