Israël en guerre - Jour 194

Rechercher

Liban : Taymour Joumblatt élu à la tête du premier parti druze

Né en 1982 durant la guerre libanaise, le fils de Walid Joumblatt a entamé ses études à l'American University of Beirut (AUB), avant de poursuivre son cursus à la Sorbonne à Paris

Le député libanais nouvellement élu Taymour Joumblatt, fils du dirigeant druze Walid Joumblatt et petit-fils de Kamal Joumblatt, arrive pour assister à la première session de l'assemblée nouvellement élue à son siège dans la capitale Beyrouth le 31 mai 2022. (Crédit : ANWAR AMRO /AFP)
Le député libanais nouvellement élu Taymour Joumblatt, fils du dirigeant druze Walid Joumblatt et petit-fils de Kamal Joumblatt, arrive pour assister à la première session de l'assemblée nouvellement élue à son siège dans la capitale Beyrouth le 31 mai 2022. (Crédit : ANWAR AMRO /AFP)

Le fils du dirigeant druze libanais Walid Joumblatt, Taymour, a été élu dimanche à la tête du Parti socialiste progressiste (PSP) au Liban, succédant à son père qui dirigeait cette formation depuis 45 ans.

Lors du rassemblement de près de 2 000 partisans du PSP à Ain Zhalta, au cœur de la montagne druze, au sud-est de Beyrouth, Taymour Joumblatt, 41 ans et seul candidat en lice, a remporté la victoire à la tête du parti, a indiqué le PSP dans un communiqué.

Walid Joumblatt, 73 ans, avait déjà passé le flambeau à la tête de la communauté druze en 2017 à son fils.

Il lui a également « légué » son siège de député en 2018. Dans un Parlement divisé entre deux blocs rivaux qui n’arrivent pas à s’entendre depuis près de huit mois pour élire un président, le groupe parlementaire de M. Joumblatt est influent car capable de faire pencher la balance en faveur de l’un ou de l’autre.

Héritier de l’une des plus vieilles dynasties politiques libanaises, Walid Joumblatt avait lui-même repris le flambeau de son père Kamal Joumblatt, assassiné près d’un poste de contrôle syrien en 1977.

Kamal Joumblatt, qui avait fondé le PSP, avait osé s’opposer au président syrien de l’époque Hafez al-Assad, dont les troupes avaient pénétré au Liban pour empêcher les forces palestino-progressistes de l’emporter sur les milices chrétiennes.

Dossier : Walid Joumblatt, le chef politique de la secte minoritaire druze du Liban, prend la parole lors d’une conférence de presse après une réunion des dirigeants religieux de la communauté druze à Beyrouth, au Liban, le 12 juin 2015. (Crédit : AP/Bilal Hussein)

Né en 1982 durant la guerre libanaise, Taymour a entamé ses études à l’American University of Beirut (AUB), avant de poursuivre son cursus à la Sorbonne à Paris.

Les druzes, une secte ésotérique, représentent 5 % de la population au Liban et sont également présents en Syrie et en Israël.

Au Liban, les dynasties politiques sont toujours solidement ancrées, malgré le soulèvement populaire inédit d’octobre 2019, qui a dénoncé l’intégralité d’une classe politique jugée corrompue et incompétente.

Dans un pays en plein effondrement économique, les détracteurs continuent d’accuser les dirigeants d’entretenir un réseau où règnent le népotisme et l’affairisme.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.