Liberman : « Construisez, construisez, mais seulement après que Trump prête serment »
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Liberman : « Construisez, construisez, mais seulement après que Trump prête serment »

Le ministre de la Défense semble revenir sur ses propos sur le gel des constructions à l'extérieur des blocs

Marissa Newman est la correspondante politique du Times of Israël

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman, né en Moldavie, à Ashdod, le 17 novembre 2016. (Crédit : Flash90)
Le ministre de la Défense Avigdor Liberman, né en Moldavie, à Ashdod, le 17 novembre 2016. (Crédit : Flash90)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a déclaré qu’en tant que « droitiste pragmatique », il devait « admettre et avouer qu’au cours des huit dernières années, nous n’avons pas assez construit » dans les implantations.

Le ministre de la Défense semble également retirer ses propos sur le gel des constructions à l’extérieur des blocs en échange d’une intensification de la construction dans les régions plus densément peuplées.

Il déclare que ses propos de la semaine dernière, au sujet de l’accord passé en 2004 entre George W. Bush et Ariel Sharon, Premier ministre de l’époque, dans lequel les États-Unis reconnaissent que les blocs d’implantations resteront sous la souveraineté israélienne dans le cadre d’un futur accord de paix n’était qu’un « exemple » et qu’il ne cherchera pas forcément un moratorium dans les implantations secondaires ;

Il attribue le peu de constructions à « l’incapacité à formuler une politique » vis-à-vis de Washington sur la construction dans les implantations.

Liberman exhorte les responsables israéliens à attendre patiemment l’investiture de Donald Trump, et affirme que Netanyahu devra négocier de nouveaux accords avec le président élu au sujet de la construction en Cisjordanie.

Pour lui, Israël doit tourner la page, une « page vierge et neuve » avec Washington.

Liberman s’est également élevé contre le prétendu projet de loi, que les membres de son parti ont soutenu lors de la lecture préliminaire la semaine dernière.

La législation n’aide pas le mouvement des implantations, « elle nuit aux implantations », dit-il. « Ça n’est tout simplement pas nécessaire. »

Liberman a aussi affirmé que les lois compromettent la capacité du gouvernement à trouver une solution alternative à l’imminente démolition de l’avant-poste d’Amona.

« Je défends fermement les résidents d’Amona, et c’est pourquoi je ne leur mentirai pas », dit-il, soulignant que le projet de loi ne pourra pas annuler l’ordre de démolition prononcé par la Cour.

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