Liberman demande qu’Azaria ne soit pas gracié
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Liberman demande qu’Azaria ne soit pas gracié

Le ministre de la Défense indique qu'il aurait préféré un processus disciplinaire plutôt que pénal, et que la peine prononcée peut être raccourcie, mais pas annulée

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman, après le verdict de culpabilité rendu par le tribunal militaire de Tel Aviv contre Elor Azaria, le 4 janvier 2017. (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)
Le ministre de la Défense Avigdor Liberman, après le verdict de culpabilité rendu par le tribunal militaire de Tel Aviv contre Elor Azaria, le 4 janvier 2017. (Crédit : capture d'écran Deuxième chaîne)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a déclaré jeudi qu’il était opposé à une grâce militaire accordé à Elor Azaria, soldat israélien condamné à 18 mois de prison pour homicide après avoir abattu un terroriste palestinien déjà neutralisé.

La cour martiale a jugé qu’Azaria avait violé les règles de l’engagement militaire et l’avait déclaré coupable.

Comme Azaria a fait appel de la condamnation à 18 mois de prison, la cour militaire de Jaffa lui a accordé un délai avant le début de sa peine, qui devait commencer dimanche, le 5 mars.

« Tout d’abord, pas de grâce », a déclaré Liberman jeudi au site d’information Ynet, s’opposant à de nombreux politiciens de droite, notamment au Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui ont demandé à ce qu’Azaria soit gracié.

« Il est possible de raccourcir [la peine], mais uniquement après qu’une sentence a été prononcée, et 16 jours après son annonce », a précisé Liberman.

Elor Azaria, le soldat israélien qui a tué un terroriste palestinien à Hébron, devant la cour avant la lecture de son verdict, à la Kirya, à Tel Aviv, le 4 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Elor Azaria, le soldat israélien qui a tué un terroriste palestinien à Hébron, devant la cour avant la lecture de son verdict, à la Kirya, à Tel Aviv, le 4 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le ministre de la Défense a déclaré être opposé à une grâce après qu’une cour a prononcé une condamnation pour homicide contre un soldat israélien, mais a indiqué qu’il aurait préféré un processus disciplinaire plutôt que pénal pour cet incident en premier lieu.

Il a déclaré à Ynet avoir « dit plus d’une fois que toute cette procédure judiciaire, appel après appel, était la mauvaise voie, mais c’est ce que la famille a choisi. »

Dans le cadre de la loi, Azaria peut être gracié par le chef d’Etat-major de l’armée israélienne, Gadi Eizenkot, qui a déjà vivement critiqué les actes du soldat et serait probablement peu enclin à accorder une grâce, soit par le président d’Israël, Reuven Rivlin

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