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Lille : Un « rappel à la règle » pour des policiers avec des tatouages suprémacistes

Ces images avaient été largement relayées et étaient devenues virales sur les réseaux sociaux, suscitant l’indignation

Capture d’écran X des policiers lillois sanctionnés pour leurs tatouages suprémacistes.
Capture d’écran X des policiers lillois sanctionnés pour leurs tatouages suprémacistes.

En juin, plusieurs policiers avaient été photographiés lors d’une manifestation à Lille (Nord) avec les bras tatoués de « valknut », des symboles de la mythologie scandinave repris par des organisations aux idéologies suprémacistes ou néonazies. Ils ont été sanctionnés d’un rappel à la règle.

Ces images avaient été largement relayées et étaient devenues virales sur les réseaux sociaux, suscitant l’indignation.

Sarah Kerrich-Bernard, avocate au barreau de Lille, conseillère générale des Hauts-de-France et première secrétaire du PS Nord, avait alors saisi l’IGPN. Elle expliquait au Parisien « qu’il est interdit de porter ou exhiber des symboliques d’organisations condamnées par le tribunal spécial de Nuremberg, après la Seconde Guerre mondiale, comme la croix gammée. Mais même si les signes identifiés sur les avant-bras des policiers sont des signes suprémacistes et racistes, sans aucun doute, ils échappent à la loi pénale parce que ce ne sont pas des croix gammées ou des organisations formellement condamnées par un tribunal. Cependant, les policiers n’ont pas le droit d’arborer des tatouages sur les bras qui correspondent à une manifestation d’intérêt pour une organisation politique, syndicale, confessionnelle ou associative, ou s’ils portent atteinte aux valeurs fondamentales de la Nation. C’est donc un problème de déontologie propre aux policiers ».

Si les policiers ne pouvaient pas être condamnables sur le plan pénal, ils pouvaient être sanctionnés par leur hiérarchie. Celle-ci a ainsi agi pour « non-respect des règles déontologiques ».

« Les fonctionnaires de police concernés ont été sanctionnés d’un rappel à la règle ayant contrevenu aux obligations déontologiques de neutralité, d’impartialité, de dignité et d’exemplarité qui s’imposent aux personnels de la Police Nationale », peut-on lire dans un courrier daté du 5 juillet du directeur de la sécurité publique du Nord publié vendredi sur X (ex-Twitter) par Sarah Kerrich-Bernard.

Selon le site IndexTrême, qui répertorie les symboles graphiques réappropriés par l’extrême droite dans l’Hexagone, le « valknut » a connu un regain d’intérêt « à la suite de l’invasion du Capitole aux États-Unis ». « En France, ce symbole est utilisé par les QAnons et néonazis », est-il précisé.

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