L’Iran présente deux nouveaux missiles de portée augmentée
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L’Iran présente deux nouveaux missiles de portée augmentée

Le missile balistique "Haj Qassem" a été baptisé en l'honneur de Qassem Soleimani

Cette photo publiée par le site internet officiel du ministère iranien de la Défense jeudi 20 août 2020 montrerait le lancement du missile du "Martyr Hajj Qassem" dans un endroit non précisé en Iran. (Ministère iranien de la Défense via AP)
Cette photo publiée par le site internet officiel du ministère iranien de la Défense jeudi 20 août 2020 montrerait le lancement du missile du "Martyr Hajj Qassem" dans un endroit non précisé en Iran. (Ministère iranien de la Défense via AP)

L’Iran a annoncé jeudi avoir augmenté la portée de ses missiles en en dévoilant deux nouveaux, l’un balistique et l’autre de croisière, baptisés en l’honneur d’officiers tués en janvier par Washington en Irak.

« En ce qui concerne les missiles de croisière, nous sommes aujourd’hui passés d’une portée de 300 à 1.000 km en moins de deux ans », s’est félicité le président iranien Hassan Rouhani lors d’une cérémonie télévisée d’inauguration des « projets défensifs » à Téhéran.

Cette déclaration survient alors que les Etats-Unis ont annoncé mercredi vouloir activer un mécanisme nommé « snapback » dans l’espoir d’imposer au Conseil de sécurité de l’ONU le rétablissement de toutes les sanctions internationales contre l’Iran, ce qui pourrait anéantir définitivement l’accord sur le nucléaire iranien.

Conclu en 2015 entre Téhéran et d’autres grandes puissances, il a pour but d’empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique.

Le missile balistique « Haj Qassem » a été baptisé en l’honneur de Qassem Soleimani, puissant général des Gardiens de la Révolution et architecte de la stratégie d’influence régionale de l’Iran, tué le 3 janvier dans une frappe de drone américaine à Bagdad.

La télévision d’Etat a loué la vitesse du missile balistique, le présentant comme « le bras long de l’Iran pour gifler les agresseurs », et appelant les Iraniens à ne pas oublier « Aïn al-Assad », la base militaire irakienne abritant des Américains, frappée par des missiles iraniens en représailles à l’assassinat de Soleimani.

Cette photo publiée par le site internet officiel du ministère iranien de la Défense jeudi 20 août 2020 montre le missile « Martyr Abu Mahdi » dans un endroit non précisé en Iran. (Ministère iranien de la Défense via AP)

Le second missile représente « le dernier missile de croisière » fabriqué en Iran et a été nommé en l’honneur d’Abou Mehdi al-Mouhandis, le lieutenant irakien de Soleimani, leader des paramilitaires pro-Iran, également tué dans la frappe américaine.

« Je remercie le ministère de la Défense d’avoir nommé l’un de ses missiles les plus importants en l’honneur du général Soleimani », a déclaré M. Rohani.

Le ministre de la Défense a par ailleurs assuré qu' »une attention particulière a été accordée à l’augmentation de portée des missiles ».

« Dans le domaine des missiles balistiques à combustible solide, nous avons aujourd’hui atteint une portée de 1.400 km » en fabriquant le missile « Haj Qassem », a fait savoir le général Amir Hatami, précisant que ces missiles avaient fait preuve de leur « efficacité » contre « les criminels américains ».

Les tensions entre Washington et Téhéran ne cessent de croître, en particulier depuis le retrait unilatéral en 2018 des Etats-Unis de l’accord international sur le nucléaire iranien et le rétablissement de sanctions américaines contre la République islamique.

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