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Le Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU inquiet

« Nous avons reçu des rapports troublants sur le fait que nombre de victimes civiles, y compris des enfants, sont le résultat de frappes sur des maisons », a déclaré à la presse à Genève la porte parole Ravina Shamdasani.

« Ces rapports appellent à des doutes sur le fait que ces frappes sont conformes aux lois humanitaires internationales et aux lois internationales sur les droits humains », a-t-elle dit.

« Même si une maison est identifiée comme étant utilisée à des fins militaires, toute attaque doit être proportionnée, apporter un avantage militaire net et des précautions doivent être prises pour protéger les civils », a encore déclaré Mme Shamdasani.

« Israël, le Hamas, et les groupes armés palestiniens ont déjà suivi cette voie dans le passé, elle n’a conduit qu’à des morts, des destructions, de la méfiance et à une prolongation douloureuse du conflit », a affirmé dans un communiqué la Haut Commissaire aux Droits de l’Homme, Navi Pillay.

« Une fois de plus, les civils subissent le choc du conflit, j’appelle toutes les parties à respecter avec fermeté leurs obligations au regard des lois internationales sur les droits humains et des lois humanitaires internationales pour protéger les civils », a ajouté Mme Pillay.

United Nations High Commissioner for Human Rights Navanethem Pillay, plans to address the UN on the ongoing crisis in Syria. (photo credit: Wissam Nassar flash90)
Navi Pillay (photo credit: Wissam Nassar/ Flash90)

Elle demande que les cibles civiles ne soient pas visées, que des moyens militaires ne soient pas placés dans des zones de population et que des attaques ne soient pas lancées depuis ces zones.

Rappelant qu’elle s’était rendue à Gaza et à Sderot, en Israël elle avait mesuré combien traumatisantes étaient ces frappes aériennes et ces frappes de roquettes contre des civils. « Elles doivent cesser », demande-t-elle.

– AFP

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