UE : la Hongrie rejette toute « déclaration partiale » vis-à-vis d’Israël
La Hongrie, qui a refusé mardi d’apporter son soutien à une déclaration de l’Union européenne appelant à un cessez-le-feu entre Israël et les Palestiniens, a fustigé ce type de positions, les qualifiant de « partiales et déséquilibrées ».
« J’ai un problème général avec les déclarations européennes sur Israël (…) Elles ne sont pas d’une grande aide, en particulier dans les circonstances actuelles, quand les tensions sont si fortes », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Peter Szijjarto, dans une interview accordée à l’AFP en marge d’un déplacement à Paris.
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell avait appelé mardi à « un arrêt immédiat de toutes les violences et à la mise en oeuvre d’un cessez-le-feu » entre Israël et le Hamas, à l’issue d’une réunion en urgence des ministres des Affaires étrangères de l’UE.
« L’objectif est de protéger les civils et de permettre l’accès de l’aide humanitaire à Gaza », a déclaré M. Borrell, en soulignant que cette déclaration avait l’appui de 26 des 27 Etats membres de l’Union européenne, mais pas celui de la Hongrie.
Le diplomate a jugé « inacceptable » le « nombre élevé de victimes civiles, y compris des femmes et des enfants ».
« Nous condamnons les attaques de roquettes du Hamas et d’autres groupes terroristes sur le territoire d’Israël, et nous soutenons totalement le droit d’Israël à se défendre (…) mais cela doit être fait de façon proportionnée et en respectant le droit humanitaire international », a ajouté M. Borrell.
Il a enfin estimé que la sécurité des Palestiniens comme des Israéliens « nécessit(ait) une véritable solution politique ». Même si la priorité est à la cessation des violences, le chef de la diplomatie de l’UE affirme qu’il faudra ensuite « rétablir un horizon politique ».








